Nous avons la joie de vous la Session de Maredesous du 17 au 21 juillet. à l’abbaye de Maredsous. Dégage en toi la source !


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Session de Maredsous 2019
Enseignement du père Marc Leroy, berger de la session

Journée des serviteurs 15 juin 2019

Nous sommes tous charismatiques. Mon rêve est que l’Eglise c’est-à-dire le pape, les évêques et nous tous, nous puissions en prendre conscience. Dans une lettre qu’il a écrite aux évêques, le pape François a déclaré : « les charismes sont nécessaires et non pas facultatifs pour la vie et la mission de l’Eglise ». Chacun doit ressortir d’ici convaincu que le Seigneur lui donne un ou plusieurs charismes. Le renouveau fut une grâce, mais comme l’a dit la cardinal Suenens, il faut qu’il disparaisse un jour car il s’agit d’une grâce pour toute l’Eglise et non pas d’une grâce à côté de l’Eglise.

Nous ne « devenons » pas charismatiques car nous le sommes depuis le baptême. Il faut raviver la grâce de l’Esprit. Nous sommes à une époque où le Seigneur purifie l’Eglise. Ce ne sont pas les journalistes qui le font, mais c’est Dieu qui se sert d’eux pour dire « cela suffit ». L’Eglise doit être sainte. La vocation du chrétien, c’est la sainteté. «Soyez saints comme votre Père céleste est saint ». Le but de l’Eglise c’est la sainteté ce ne sont pas les charismes. « Dégage en toi la source ». Que cette source puisse te rendre saint. Mais est-ce que nous acceptons cet appel à la sainteté ? Car si nous n’acceptons pas la sainteté, nous sommes incohérents. La sainteté c’est laisser Jésus nous aimer. La sainteté ce n’est pas être guéri. La guérison est un signe qui doit aboutir à l’amour.

Le Seigneur peut guérir nos cœurs. Combien de chrétiens sont tristes ! C’est une tristesse morbide où l’on se complaît sur nous-mêmes jusqu’à en crever. « Jérusalem quitte ta robe de tristesse ». L’amour est joyeux. C’est lui seul qui donne la joie. La tristesse, c’est le manque d’amour pour soi, pour les autres et pour Dieu. L’amour c’est la vie. Il faut dégager la source, ôter les torrents de tristesse et de boue qui se sont déversés dans nos vies. Sainte Thérèse était malade ; elle avait un corps de misère mais il n’y avait rien à dégager en elle, sa source n’était pas engluée dans la boue de la révolte, elle n’était pas centrée sur elle-même, elle était ouverte à l’amour. . La vie charismatique, c’est laisser agir l’Esprit-Saint qui veut nous sortir de cette tristesse.

Jésus n’a pas été épargné par la tristesse : « Jérusalem, combien de fois ai-je voulu te rassembler ». Mais chez Lui, la tristesse ne se transforme pas en manque d’amour. Ce que veulent les jeunes, c’est la cohérence. Ils nous reprochent d’aller à la messe et, à la sortie, de s’empresser de dire du mal des autres. Devant les difficultés de l’Eglise, la seule solution c’est « Ta-Notre » conversion. Et c’est cela le but d’une session : notre conversion à chacun. Laisser le passé derrière nous. Ne pas l’oublier, mais pouvoir le regarder dans la paix ?

« Dégage la source ». Elle ne demande qu’à jaillir. Ce n’est pas nous qui la faisons jaillir. Elle jaillit d’elle-même, mais elle est obstruée par toutes sortes de saletés. La confession peut contribuer à la faire jaillir. Elle est un moment charismatique par excellence où l’Esprit-Saint agit. « Les puissances du monde ne l’emporteront pas sur elle ». L’Eglise est composée d’hommes et de femmes, mais la pierre angulaire c’est le Christ. Avec Lui tout est possible. « Sans moi vous ne pouvez rien faire. »

Dans nos communautés aussi, il y a des manques d’amour. Chacun est un buisson ardent. Nous devons enlever ses chaussures devant l’autre. Comme devant Marie qui est le buisson ardent par excellence. Nous ne sommes tristes car nous n’aimons pas vivre dans ce monde de péché, parce que nous sommes conscients du mal que nous avons causé nous-mêmes. Il faut accepter notre responsabilité, mais non pas culpabiliser. Le problème de Judas, c’est qu’après avoir eu le courage de reconnaître sa faute, il n’a pas voulu se laisser aimer par Jésus.

Jésus ne guérit pas pour guérir mais pour nous rendre charismatique. Nous devons exercer les charismes en vue de la sainteté du peuple de Dieu. C’est la mission de chacun : l’édification du corps du Christ. Quel est le charisme que le seigneur veut nous donner ? Jusqu’à votre mort il veut vous accorder des dons pour susciter l’amour, pour l’édification de l’Eglise. Nous ne devons pas chercher la guérison pour la guérison. Lorsque le père Tardif est venu à Beauraing, il a attiré 6000 personnes. Mais l’année suivante, il n’y en avait plus que 2.000 ou 3.000 On veut être guéri, mais ce n’est pas en vue d’aimer. Si on vient la session cela doit être pour servir. « Dégage la source » pour accepter la vocation que le seigneur veut te donner. Dans l’évangile de Jean, le Seigneur demande à un paralytique : « veux-tu guérir ? » Question étonnante ! Comme s’il n’en avait pas envie ! Est-ce que je veux guérir ? Est-ce que je veux vraiment dégager en moi cette source ? La guérison ne se fait nécessairement en un jour. Il faut le vouloir vraiment. Il faut accepter de dégager la source bouchée par nos colères et nos rancœurs. Certes, la colère peut éclater mais il ne faut pas qu’on s’y installe. Comme ce fiancé abandonné par son père qui faisait croire à sa fiancée que celui était mort. Cet abandon avait provoqué chez lui une grande jalousie dont souffrait la fiancée. Il a fallu qu’il accepte de dire la vérité et de pardonner, qu’il retrouve son père pour qu’enfin la source se dégage en lui. Et le père était présent au mariage.

Oui, c’est vraiment l’amour qui nous permet de dégager la source en nous.

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Jacqueline Poysat – Accueil – 0476.28.52.00

Dégage en toi la source !
Nous connaissons cette page de saint Augustin : Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors et c’est là que je te cherchais. Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi.
Nous cherchons Dieu dans tant de choses, belles sûrement, mais souvent si extérieures à nous-mêmes. Dieu nous invite plutôt à le chercher au-dedans de nous-mêmes.
Il veut vivre l’alliance avec nous. Aux noces de Cana, Jésus, le Fils de Dieu, était là, mais les invités ne le savaient pas ; ils ignoraient quelle source inépuisable ils avaient au milieu d’eux.
Bien sûr, nous avons rempli les 6 jarres et nous avons goûté au vin nouveau ! Bien sûr nous nous sommes réjouis de tant de grâces reçues dans le Renouveau ! Mais, c’est oublier que Cana annonce les « noces de l’Agneau » (Ap 19, 7-10). C’est oublier que la septième jarre, celle qui scelle notre rédemption, notre libération, c’est le Christ lui-même.
Si le vin des noces nous a réjouis un temps, seul le vin de la Cène peut nous combler définitivement. Et c’est à la croix que le vin des noces éternelles va jaillir – avec de l’eau – du flanc de l’Agneau, du côté du crucifié. Cette jarre ne cesse de couler de la croix glorieuse du Christ, en source de vie éternelle ; elle jaillit dans chacun de nos cœurs.
Mais souvent notre cœur est encombré, et la source a du mal à irriguer notre vie, et notre vie s’assèche. Il est temps de creuser, de déblayer, d’aller plus profond pour que la terre de notre cœur soit à nouveau féconde et porte de nouveaux fruits pour la gloire du Père.
L’équipe de la session.

Communiqué:
La 34ème session du Renouveau charismatique francophone,
Maredsous du 17 au 21 juillet aura pour thème « Dégage en
toi la source ». Ce thème s’inspire d’une réflexion de saint Augustin :
« Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors et c’est là que je te cherchais.
Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi.»