Résumé Beauraing 2011: Revêtez l’homme nouveau

LOUANGE ET TEMOIGNAGES

Au cours de la louange, chacun peut entendre une salutation dans sa langue, en français ou en italien en passant par le néerlandais, le lingala et l’allemand.

La Parole est lue en français et en néerlandais   2 Co 5, 17-20

Deux témoignages :

Junior, marié et père de famille, témoigne de la guérison de ses maux de dos pendant cette session. Un couple a prié sur moi et plus tard à la veillée de compassion, j’ai entendu une parole de connaissance: «tu souffres depuis longtemps de maux de dos. Je viens te toucher ». J’ai soulevé ma petite fille et je ne ressentais plus la gêne que je ressens d’habitude. Dans la voiture au retour, je gesticulais pour teste. Cette parole était bien pour moi. J’ai témoigné devant ma famille et maintenant je le fais devant vous. Et je m’excuse auprès de Dieu d’avoir souvent eu l’impression que mes prières n’étaient pas entendues.

 

Sœur Annie était de ceux qui ont fait la première session. Elle raconte les débuts.

La semence est toujours petite, mais elle grandit. En juillet 1985, une équipe de dix personnes, l’équipe diocésaine du Renouveau de Tournai, est réunie pour faire l’évaluation de l’année. Qu’inventer pour que les gens du diocèse s’ouvrent davantage à la Parole ? Nous recevons cette Parole « Avance en eaux profondes » et la motion «j’ai de l’eau qui monte jusqu’aux genoux ». Si on faisait une grande session, dit l’abbé Malfait ? Je pensais qu’au cours du week-end l’idée allait passer. Mais non ! Où faire cette session ? A Beauraing où nous avons été accueillis. On changeait de diocèse et du coup on s’élargissait à tout le pays. N’ayez jamais peur de vous sentir incompétents. Dieu a la capacité de donner tout ce qu’il faut. Et en effet, au fur et à mesure on recevait tout ce qu’il fallait. En juillet 1986 on a commencé ici la première session. On pensait qu’elle serait unique. Eh bien non ! Et c’est ainsi que nous en sommes à la 26 ème !

Elle a continué à travers vents et marées et même les tourments Il ne faut pas avoir peur. Et se tournant vers le Danny-Pierre, elle parle de lui comme le petit berger, le petit David, enfant de la session. Dieu conduit son peuple. Je rends grâce pour le berger d’aujourd’hui et vous invite à croire que Dieu fait ce qu’il dit. Sa Parole s’accomplit dans nos vies.

Pour terminer Sœur Annie, qui appartient à la Communauté des sœurs salésiennes de Ath, rend hommage à Soeur Christiane décédée en novembre 2010. Elle fut la secrétaire des sessions pendant plus de 20 ans. Elle commença cette mission au moment où elle prit sa pension comme directrice d’école alors qu’elle se demandait bien comment se rendre utile !!!!!

Le jour de ses funérailles un sachet avec des semences de tournesol et une parole de St François de Salle « Fleuris où tu as été semé » furent distribués à chacun. « J’ai été touchée en arrivant à la session, dit Soeur Annie, de voir l’église supérieure décorée de fleurs de tournesol. Je rends grâces pour Sr Christiane.  Dieu donne sa grâce et je rends grâces avec vous ».

ENSEIGNEMENT DE L’ABBE PIERRE RENARD (DOYEN DE CINEY)

C’est très beau ce qui se passe ici. Il y a eu des tempêtes pendant cette session. Vous avez aussi entendu parler de la tempête de Ciney ! Mais le Seigneur sait ce qu’il fait. Maintenant, nous célébrons l’Eucharistie dans l’église des capucins qui est dédiée à Marie. Cela regroupe les chrétiens et fait l’unité.

Quand je suis arrivé à Ciney avec mon frère, nous avons senti que nous étions trop petits et la tâche trop grande. Nous avons eu l’intuition qu’il fallait laisser le Seigneur prendre sa place. Nous avons donc lancé l’adoration. Tout ce que nous avons vécu dans la pastorale vient de là. Nous étions et sommes encore interpellés par la Parole « Voyez comme ils s’aiment ». Mais très vite, nous avons constaté que nous étions atteints de toutes sortes de maladies : la rouspétite, la ronchonite, la jugeonite, la critiquonite et la comparaisonite. Vous riez, mais quand on vit cela en paroisse, ce n’est pas toujours drôle. Cela tue la vie communautaire. Les gens qui se sont lancés dans des actions avec enthousiasme sont cassés par les critiques et les paroles blessantes. Un jour, le texte proposé pour  la liturgie était un extrait du Livre des Nombres (21,5-9) : « En chemin, le peuple perdit patience . Il parla contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avez-vous fait monter d’Egypte pour mourir en ce désert ? Car il n’y a ni pain, ni eau. Nous sommes excédés de cette nourriture de famine ». Dieu envoya alors contre le peuple des serpents brûlants dont la morsure tuait beaucoup de monde en Israël. Le peuple vint dire à Moïse : « Nous avons péché contre Yahvé et contre toi. Intercède pour nous auprès de Yahvé pour qu’il éloigne de nous ces serpents. » Moïse intercéda pour le peuple et Yahvé lui répondit : « Façonne toi un brûlant (un serpent) que tu placeras sur un étendard. Quiconque aura été mordu et le regardera restera en vie ». Moïse façonna donc un serpent d’airain qu’il plaça sur l’étendard, et si un homme était mordu par quelque serpent, il regardait le serpent d’airain et restait en vie ».

Je n’avais pas encore fait attention à la fin du texte, mais je m’en était inspiré pour mon homélie. J’avais comparé toutes ces maladies dont nous souffrions à la peste. Lorsque je prononçai le mot « peste », je sentis une grand joie dans mon cœur car il y avait un remède. Mais je ne savais pas encore lequel. Un jour où je priais le chapelet en me rendant en voiture à Beauraing pour confesser, cette idée que la peste pouvait être guérie me revint. Et j’ai eu le souvenir d’une prière où il était question de fermer l’oreille à toute calomnie. Après des recherches sur Internet, un paroissien en a retrouvé le texte . Elle était du Cardinal Suenens. Nous l’avons un peu remaniée et l’avons appelée la prière verte, une sorte de prière écologique qui éloigne la pollution. Un vaccin, en quelque sorte. En voici le texte : «Seigneur, nous venons te demander de nous accorder la grâce d’accueillir l’Esprit-Saint avec ses dons de paix, de sagesse et de force. Nous voulons regarder aujourd’hui le monde avec des yeux tout remplis d’amour. Ferme nos oreilles à toute calomnie. Garde notre monde de toute malveillance. Que seules des pensées qui bénissent demeurent dans notre esprit. Que nous soyons si bienveillants et si joyeux que tous ceux qui nous approchent sentent ta présence. Revêts-nous de ta beauté, Seigneur, et que tout au long de notre vie, nous puissions te révéler. Amen ».

Nous nous sommes donc mis à la prière verte. Elle est efficace ! Mais je me suis aperçu que j’avais beau prier, les pensées bienveillantes ne restaient pas toujours seules dans ma tête. C’est alors que je me suis souvenu de la fin du texte du Livre des Nombres : celui qui avait été mis au poteau, comme le serpent, c’est le Christ sur la croix. Pour être guéri, c’est la Croix qu’il fallait regarder. Adorer le Christ dans l’Hostie et sur la Croix. Lors de l’adoration, un enfant faisait cette réflexion : sur la croix, on voit le Christ qui n’y est pas et dans l’Hostie, le Christ est présent mais on ne le voit pas ! Dieu est venu nous rejoindre dans notre condition humaine, à commencer par la pauvreté de Bethlehem, et puis sur la croix où il a tout pris sur Lui. Il fallait que notre Dieu nous aime très fort pour aller jusque là. Lorsqu’on contemple cela, la critiquonite disparaît ! Celui qui a fait cela est maintenant ressuscité. Il est vivant.

Je suis chargé de vous dire que vous êtes aimés de Dieu tels que vous êtes. Toute notre vie consiste à nous ouvrir à cet amour et à nous donner aux autres. Voilà ce qui nous donne la force de ne conserver que les pensées qui bénissent. Celui qui m’aime à ce point aime aussi tous ceux qui sont avec moi et eux aussi seront guéris de leurs maladies spirituelles. En me revêtant de son Esprit, Il va aimer à travers moi tous ceux que je n’aime pas facilement. Je vais découvrir chez les autres de belles choses que je ne voyais pas auparavant.

Jésus me donne tout ; aussi sa Maman et sa famille. La famille, c’est un trésor. J’étais un peu jaloux de la famille de Nazareth. Quel amour ont-ils dû vivre ! Je me suis donc  fait adopter par eux. Dieu lui-même est une famille avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Dieu veut répandre dans l’Eglise cet esprit de la famille de Nazareth car, elle aussi est une grande famille. J’ai senti une invitation pour que notre paroisse puisse vivre également cet esprit de famille. Mais ce n’est pas possible par notre propre force. Nous avons besoin de la miséricorde de Dieu qui nous est donnée par le sacrement de réconciliation. Cet esprit de famille, nous avons cherché à le vivre chaque semaine. Nous nous avons notamment voulu revaloriser le dimanche en famille paroissiale. C’est un jour important, comme l’était le Sabbat au temps du Christ. Beaucoup de miracles ont été accomplis le jour du Sabbat ! Le premier dimanche du mois, tous les mouvements de la paroisse se rassemblent. La possibilité de se confesser est offerte avant la messe. Nous récitons le chapelet. Puis, nous célébrons l’Eucharistie. Nous prions pour les malades devant le Saint-Sacrement. Pendant le repas, nous partageons les merveilles que le Seigneur a faites pour nous. L’après-midi, nous nous promenons dans la ville avec l’icône de la Sainte Famille.

Nous avons également appris à vivre la louange. C’est un bon contrepoison pour la critiquonite. Avec la louange, le Seigneur nous fait sortir de nous-mêmes et monter vers Lui. Cet esprit de Nazareth crée la solidarité entre tous les paroissiens.

Pour terminer, je voudrais évoquer un passage prophète Isaïe (65,25). « Le loup et l’agneau paîtront ensemble,  le lion comme le bœuf mangera de la paille et le serpent se nourrira de la poussière . On ne fera plus de mal ni de violence sur ma montagne sainte. » Le loup et l’agneau ensemble ! Il faut se le représenter. Comme lorsque Jésus a dit qu’il nous envoyait comme un agneau au milieu des loups ! Mais Dieu est à l’œuvre par son amour qui nous transforme et il nous dit : crois à mon amour et à la bonne nouvelle ; crois que tu es très aimé et tu sera poussé à transmettre toi aussi cet amour.

DU CÔTE DES ENFANTS

La session est une aventure et les enfants des aventuriers partis en exploration. Ils ont été invités à se mettre en route, à tendre l’oreille ( journée de l’ouïe), à toucher à l’essentiel
(journée du toucher), à ouvrir l’œil (journée de la vue), à goûter ce qui est bon, notamment la parole de Dieu (journée du goût). Il sont partis à la recherche du fleuve d’eau vive qui jaillit du cœur de Jésus. Chaque jour un sens a été mis en valeur pour découvrir le Royaume de Dieu et une parole. Ils ont vécu  aussi le sacrement de réconciliation ainsi que des temps d’émerveillement et de prière sans oublier les jeux, porteurs eux aussi de sens.

Ce jour, après la prière du matin dans la grande assemblée, les enfants ont accueilli dans leur chapiteau rouge et or Mgr Jean Kockerols qui leur a demandé s’ils savaient ce qu’était un évêque. Il leur a donné quelques pistes en leur demandant ce que porte un évêque quand il célèbre : la mitre et la crosse, comme St Nicolas dit un enfant…La crosse sert à conduire le troupeau. A partir de cela il a expliqué aux enfants le rôle d’un berger de l’Église.

Mgr Kockerols leur raconte aussi deux petites histoires, celles des deux frères, meuniers dans le même village qui se partageaient de manière égale les grains à moudre . L’un avait une famille très nombreuse et l’autre était célibataire. Celui-ci apportait chaque nuit en secret à son frère des sacs de farine, estimant qu’il avait une charge plus grosse que la sienne avec sa grande famille. Le père de famille de son côté se demandait ce que ferait son frère le jour où il ne travaillerait plus. Qui s’occuperait de lui lorsqu’il sera vieux ? Il décida de lui porter aussi en secret chaque soir un sac de farine jusqu’au jour où ils se croisèrent sur le chemin. Ils se rendirent compte combien ils s’aimaient comme frères dans leur différence. En souvenir dans le village, lorsque les missionnaires vinrent annoncer l’Evangile, on construisit l’église sur le lieu de leur rencontre. Beau symbole !

Il raconte aussi l’histoire d’un pigeon et d’un moineau qui regardent la neige tomber et qui discutent sur le poids d’un flocon de neige. Ils ne sont pas d’accord. Le pigeon pense que cela ne pèse rien. Comme la neige continue à tomber, ils comptent les flocons et arrivés au 718.625ème flocon, la branche sur laquelle ils sont perchés, casse et ils doivent s’envoler. Alors, dit le moineau, cela ne pèse rien ? Si je raconte cette histoire dit l’évêque c’est parce qu’on pense parfois qu’un chrétien de plus ou un de moins cela n’a pas d’importance. Mais Jésus a besoin de chacun de vous. L’Eglise c’est comme un puzzle. Aucune pièce ne peut manquer. L’Eglise de Jésus a besoin de chaque pièce du puzzle et vous êtes ces pièces.

Puisqu’ils sont des aventuriers, l’évêque évoque l’utilité du GPS. C’est l’Esprit saint qui est votre GPS. L’Esprit de Jésus qui se manifeste par 4 moyens : la Parole de Dieu, l’Eglise(c’est-à-dire nous), la Prière et les Sacrements (que les enfants citent)   PEPS  facile à retenir !

ATELIERS POUR LES ADULTES

  • (Re)découvrir l’Amour de Dieu pour moi et l’annoncer : Ecole d’évangélisation St André (Parcours sur 3 jours)
  • Vie charismatique ( Parcours sur 3 jours) : Père F-R. Wilhélem
  • La prière de guérison : Laurence et Pierre Gillissen
  • L’oraison à l’école du Carmel : Pravin Ertz
  • Voyez comme ils s’aiment : Pierre Renard
  • Evangéliser avec Marie : Pierre Leroy
  • Danses d’Israël : Sœur Geneviève

EUCHARISTIE DES ADULTES : HOMÉLIE DU PÈRE MARC LEROY

Lectures : Apocalypse 11(19) 12(1 sv) : Une femme avec le soleil pour manteau

                  Jean 2(1-11): Les noces de Cana

Le récit des noces de Cana dans l’Evangile de Jean commence par « trois jours plus tard ». Si on fait le compte avec les passages précédents, cela tombe le septième jour, c’est-à-dire le jour où Dieu se reposa de tout ce qu’il avait fait. Cana, c’est la grâce donnée pour le repos, pour la paix en Dieu. Comme le dit St Paul : « Qui me délivrera de ce corps de misère. La création est en attente  d’une délivrance et d’un repos, d’une joie d’amour »

Hélas, ils manquent de vin. Mais de quel vin s’agit-il ? C’est celui qui réjouit le cœur de l’homme, pas la piquette des fin de soirée qui ne réjouit que le corps de l’homme. L’Eglise doit être celle qui dit « nous n’avons pas le vin qui réjouit nos coeurs ». Elle doit être là où  l’homme souffre. Marie est l’image de l’Eglise. La réponse que Jésus lui fait est terrible : « Femme, que me veux-tu, mon heure n’est pas encore venue ». L’heure de Jésus, c’est l’heure de la Croix. « Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. L’heure est venue, Père », disait Jésus.

Il y avait que six cuves de pierre. Dans la tradition juive, le chiffre six est celui de la malédiction. Pas de vin , pas de quoi réjouir le cœur de l’homme. C’est sur la Croix,  l’heure de Jésus, que se trouve la septième source, le septième sceau de l’Apocalypse, d’où coulent des fleuves d’eau vive qui vont irriguer la mer morte.

Marie hâte la venue de Jésus. Elle lui dit « Va sauver l’humanité. Ouvre ton cœur. Accepte d’entrer dans ta passion. Que cela devienne les noces de l’humanité et que tu puisses nous donner ce repos ». Moi, ta mère, ton Eglise, je ferai tout ce que tu me diras. Je serai au pied de la Croix. Je serai là quand l’heure sera venue. Je ne te lâcherai pas. Je veux que tu ailles sauver l’humanité. Toutes nos blessures seront guéries par le cœur de Jésus. Il porte nos péchés ; au pied de la Croix, la Vierge Marie porte notre douleur. Elle est l’image de l’Eglise qui porte la douleur du monde. Elle est là avec foi. Elle ne demande pas à Jésus, « Si tu es le Fils de Dieu, descends ». Elle dit au contraire : tu es l’Agneau immolé, tu es le Sauveur du monde que j’ai porté. Tu as accompli la volonté du Père. La mère demande au Fils d’aller jusqu’au bout. Mais, même au pied de la Croix, elle chante encore le Magnificat. Voyant cela, Jésus dit à Jean « voici ta mère ». Elle nous est donnée à tous. Pour Marie, c’est la nuit de l’âme, il lui est demandé d’aller avec Jésus jusqu’au bout, jusque dans l’angoisse et de rester la femme de la foi, sûre que l’Agneau sera victorieux.

Le cœur de Marie doit être le nôtre. L’Eglise n’est jamais aussi grande qu’au pied de la Croix, recueillant toutes les douleurs et les blessures de l’humanité. C’est sa mission. Elle fait entrer dans le monde la victoire du crucifié là où l’homme est blessé. Mais l’Eglise a perdu du temps, elle a blessé ses enfants alors qu’elle devait porter leur douleur. Nous nous sommes trompés. Mais il n’est jamais trop tard. Ne perdons plus de temps. Demandons l’aide de l’Esprit Saint. La place de l’Eglise est celle d’une servante et non dans la gloire. Oui, Seigneur, je ferai tout ce que tu me demanderas. Tels que nous sommes, nous pouvons porter chacun une partie de cette douleur et la donner à Jésus. Mais nous devons aussi nous-mêmes nous laisser guérir par le cœur de Jésus. La mère de Jésus nous dit «Aie la foi, ouvre toi à mon Fils. Crois qu’il peut guérir la souffrance ». Le rôle de l’Eglise est de faire tout ce qu’Il nous dit.

Si les frères et sœurs du Renouveau, dans la grâce de l’Esprit-Saint, s’engagent à devenir des serviteurs et à porter la douleur des frères et des sœurs, l’Eglise sera belle, très belle car l’Eglise n’a jamais été aussi belle que lorsqu’elle est sans gloire et prétention, proche de la douleur des frères et sœurs.

Appel de Danny-Pierre Hillewaert pour la session de Bruxelles 2012 et prière pour l’évangélisation :

Le Berger de la session rappelle qu’en 2012, la session aura lieu à la Basilique de Koekelberg à Bruxelles. La décision en a été prise, avant même le choix de venir à Beauraing cette année. Il confie cette prochaine session à la prière de toute l’assemblée et demande à chacun d’y convier du monde : il faut porter l’Evangile à partir du lieu où on se trouve.

Marc Leroy, curé de la Basilique précise que ce n’est pas chez lui que cette session sera organisée mais chez nous tous car la Basilique a été construite grâce aux dons de tous les catholiques belges.

A la fin de l’Eucharistie, Danny-Pierre invite les participants, du moins ceux qui sont prêts à en prendre les paroles au sérieux, à reprendre la prière pour l’Evangélisation qui avait déjà été récitée pendant l’Eucharistie.

Esprit Saint,

Je t’offre mon corps, mon âme et mon esprit

Je mets à ta disposition tout mon temps, tout ce que je possède et tout ce que je suis.

Remplis mon cœur, éclaire mon intelligence et conduis ma volonté.

Rends-moi humble et confiant, pour que je puisse quitter tout mal et vivre dans la sainteté.

Que par toi, ma vie soit un acte d’amour au service de mes frères

Pour leur salut et pour la gloire de Dieu. Amen

VEILLEE FINALE : SPECTACLE SUR SAINT PAUL  PAR LA FRATERNITÉ DE TIBÉRIADE

La Fraternité de Tibériade nous offre un magnifique spectacle sur Saint Paul, modèle pour l’évangélisation. Il a été créé à l’occasion de l’année St Paul et sera donné cette année aux JMJ à Madrid.

Ce spectacle présente de manière très vivante avec un décor très suggestif et un soutien musical très adapté, la vie et le message de Paul, celui qui a engendré les païens à la foi et qui a bien compris et exprimé la profondeur du mystère du Christ. Il a des choses à nous apprendre aujourd’hui. Très applaudis, les frères et sœurs de la Fraternité de Tibériade nous ont aidés à mieux connaître le chemin de ce géant de la foi que fut Paul.

La soirée se prolongea par une démarche personnelle devant le Saint Sacrement. Chacun a reçu un petit papier comportant deux colonnes identiques, « mon exemplaire » et « l’exemplaire du Seigneur » avec divers engagement proposés au service de l’évangélisation. Nous avons été invités à cocher les points que nous nous engagions à respecter en tout cas d’ici la session de 2012 à Bruxelles, à garder notre exemplaire et à déposer l’exemplaire pour le Seigneur au pied du Saint Sacrement.