Résumé Beauraing juillet 2011 Journée de jeûne et de réconciliation

LOUANGE ET TEMOIGNAGES

La matinée commence par un temps de louange très animé qui ouvre le cœur pour toute la journée. Déjà de nombreux prêtres sont à la disposition des frères et sœurs sur les bancs de l’esplanade pour y donner le sacrement de réconciliation que notre berger Danny-Pierre nous encourage vivement à vivre, tous, durant la session.

Rachel et Sébastien donnent ensuite chacun leur témoignage sur les grâces reçues lors de sessions.

Rachel, 23 ans, raconte sa conversion à la session de Banneux 2010 où elle a désiré recevoir le sacrement de confirmation. Au moment de l’onction d’huile , elle a ressenti une forte chaleur dans son cœur. « Ma vie a changé, dit-elle, Jésus a mis en moi le désir de le servir. Je savais que beaucoup de choses devraient changer », et elle en donne quelques détails ; elle a commencé à faire de belles découvertes. Elle est active dans Jeunesse 2000. « Je veux encourager les jeunes. Faites confiance au Christ…je suis heureuse. ».

 

Monseigneur Rémy Vancottem, présent parmi nous pour la journée, va vers Rachel qu’il a confirmée l’an passé pour la bénir et se réjouir avec nous de toutes des merveilles du Seigneur.

Sébastien, 18 ans, a vécu quelque chose de magnifique au cours de cette session.

«  Mercredi soir je n’étais pas bien à cause de quelque chose qui rongeait mon cœur. Je me suis confié à quelqu’un qui m’a encouragé à aller trouver une équipe Ecoute-Prière. Hier matin, j’ai été vers une de ces équipes. Et puis il ya eu la marche vers Tibériade. Pendant la soirée on a prié sur moi et c’est comme si toute ma souffrance était partie d’un coup. Inexplicable ! Le Seigneur est fort et il est là ».

Ce temps de louange se termine par une farandole joyeuse des enfants puis des jeunes qui partent rejoindre leurs chapiteaux respectifs. Les enfants marcheront jusqu’à Tibériade et les jeunes auront un enseignement du Père Wilhélem.

Danny-Pierre envoie les adultes en les encourageant à faire en ce jour l’expérience du jeûne et de l’adoration.

ENSEIGNEMENT DU FRERE MARC (COMMUNAUTE DE TIBERIADE°)

Aimer l’Eglise

C’est une grand joie pour moi d’être à Beauraing et de vous parler de celle que j’aime : l’Eglise. Cette grâce d’aimer l’Eglise, je l’ai reçue comme un don de Dieu. Au début, j’attendais une fiancée et dans la cabane où je vivais, j’avais construit un lit avec dix planches. Je me disais que quand je serais marié, j’en rajouterais dix autres. Le Seigneur me donna de la rencontrer. Elle était bien sûr mignonne. Elle était infirmière et aimait le Seigneur. Mon Père qui craignait que je lui ramène une demie-sauvage, vu ma vie rustique était satisfait. Un jour elle me demanda : « ne crois tu pas que le Seigneur t’appelle à une autre vocation ? ». Lors d’une très belle liturgie célébrée à Chevetogne le jour de Pâques, j’ai senti un appel intérieur de donner ma vie au Christ. C’est l’Eglise qui était devenue la plus belle des fiancées et des épouses. J’aimais le Christ depuis longtemps, mais l’Eglise était pour moi plutôt une structure, mais ce jour-là, je la découvris radieuse de la lumière du Christ. On ne peut aimer le Christ sans l’Eglise. Elle est la chair du Christ et ma propre chair. Pour répondre à cette vocation, l’intuition m’a été donnée d’offrir à l’Eglise une bande de sœurs et de frères qui essayent de vivre la fraîcheur et la radicalité de l’Evangile, d’amener les jeunes et les familles à aimer l’Eglise. Nous avons vécu bien des épreuves, mais le Christ est ressuscité et vivant. Le grand péché de l’homme, c’est de ne pas croire que Jésus est ressuscité.

L’Eglise nous offre des trésors de vie.

  • Le premier trésor est cette capacité d’aimer l’Eglise. On apprend plus en l’admirant qu’en la critiquant. On connaît ses péchés parfois graves et ses limites, mais sans l’Eglise, le monde serait mort et froid. Elle vient au secours de l’humanité. Et quand elle est ridiculisée, c’est ma propre chair et l’humanité toute entière qui est blessée. Elle est secouée par ceux qui s’érigent en juges et la divisent, mais on ne peut la connaître qu’en l’aimant. Elle n’est pas en retard, comme on le croit. Elle est plutôt en avance car elle travaille pour le temps présent, mais aussi pour l’éternité.
  • L’Eglise nous donne aussi la Parole de Dieu. Lisez la Bible avec l’aide de l’Esprit-Saint. Elle est la source de nos inspirations. Continuez à manger ce pain, c’est essentiel. Partagez-le avec d’autres. Laissez-vous transformer par l’Evangile. L’Eglise nous en offre des traductions qui sont accessibles à tous. La Parole de Dieu est une source d’information pour votre vie intérieure.
  • L’Eglise est traversée par un fleuve d’eau vive, par ce murmure de la présence de l’Esprit-Saint. Recevons cette douce ivresse de l’Esprit-Saint. Montez souvent dans la chambre haute de notre cœur pour prier l’Esprit-Saint avec Marie. « Je crois en l’Esprit-Saint, à la Sainte Eglise catholique à la communion des saints ». Elle est magnifique cette prière du Credo. Nous sommes en communion les uns avec les autres, pas seulement ceux du ciel mais aussi ceux de la terre où nous sommes ensemble. Il y a dans le bréviaire une petite oraison : «Père, réponds à ton Eglise en prière quand le souffle en elle s’épuise, fais-la vivre du souffle de ton Esprit ». Je vois l’Eglise comme un voilier au large avec les voiles de l’Esprit. Nous n’y sommes pas seuls. On ne peut en même temps tenir le gouvernail, tenir les voiles et lancer le filet pour pêcher.
  • La Croix du Christ. Beaucoup portent une croix autour du cou. Vous avez beaucoup prié à la suite d’un accident tragique de deux de nos frères. Olivier est depuis lors ressuscité et David est récemment sorti du coma. Sur son chemin, il nous dit des paroles magnifiques.

Tout se tient dans l’Eglise. L’Esprit souffle en nous et nous envoie au large. C’est un trésor à communiquer et à aimer, une perle précieuse. Nous sommes prêts à vendre tout ce que nous possédons pour découvrir la profondeur du Christ.

L’Eglise existe pour évangéliser. Le Chrétien est en état de mission. Notre foi nous est donnée dans la mesure où nous la partageons au-delà de nos doutes. Une paroisse vit dans la mesure où elle est missionnaire. J’ai récemment lu dans Vers l’Avenir un article avec un gros titre : « Le catholicisme en chute libre ». On y annonçait qu’en 2050, seulement 1,6 % des habitants iraient encore à la messe. Mais l’Eglise est dans la liberté de l’Esprit-Saint. On ne peut l’enfermer dans des statistiques ! L’Evangélisation est devenue une urgence, car sans le Christ, c’est la société qui est en chute libre ! Vivre sans Dieu, c’est se condamner à la dictature. Le Christ est source de paix et de bonheur.  L’Evangélisation n’est pas une option mais une condition de sainteté, de santé pour notre pays. On peut évangéliser de plusieurs façons. Rappelons nous les mamouchkas qui résistaient sous le régime communiste, ayant reçu la foi de leurs mères. Ce sont aussi les grands-mères d’aujourd’hui, toutes les femmes et toutes les hommes qui prient. Il y a des vieilles personnes dans l’église mais aussi un grand nombre de jeunes comme ici à la session, à Taizé ou à Tibériade . Le Christ et sa mère aiment toutes les générations. Le curé de l’Ile Bouchard avait fait demander à la Vierge qui y était apparue, pourquoi elle était venue dans sa paroisse. Elle a répondu qu’elle a vu tous les soirs dans sa maison quelques veilles femmes venues prier et que cela touchait son cœur de mère.

Merci pour tous ces saints qui sont aussi un trésor. Ce sont les chefs d’œuvre de l’Esprit saint. La sainteté est possible dans tous les états de vie. Il ne faut pas être un héros. Quand on prie sans cesse le Christ, on finit par lui ressembler. Beaucoup de laïcs ont pu se sanctifier dans les conditions ordinaires de la vie. L’Eglise est une école de sainteté. Choisir la sainteté c’est simplement choisir cette parole de Dieu : « ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés ». On cherche la nouveauté, mais toute communauté qui s’aime est nouvelle. Jean-Paul II dans sa lettre du nouveau millénaire, nous dit : «Beaucoup de choses nécessaires dans le nouveau siècle seront utiles pour l’Eglise, mais si l’amour, la charité font défaut, tout cela sera inutile. » La charité est vraiment le cœur de l’Eglise.

L’Eglise continue à grandir. Il y a aujourd’hui plus de baptisés qu’hier dans la monde. Soyez plus admiratifs que critiques. Soyons émerveillés du don de Dieu que constitue un frère ou une sœur. Soyez émerveillés de leur sourire. Soyez émerveillés de la création.

Pour terminer, je voudrais vous lire quelques extraits de l’Apocalypse (chapitres 21 et 22): « Alors, j’ai vu un ciel nouveau, une terre nouvelle. Car le premier ciel et la première terre avaient disparu. Il n’y avait plus de mer. J’ai vu descendre du ciel d’auprès de Dieu la cité sainte, la Jérusalem nouvelle de près comme une fiancée, parée pour son époux. J’ai entendu la voix puissante qui venait du trône divin. Elle disait : voici la demeure de Dieu avec les hommes. Je viens. Viens, je te montrerai la fiancée, l’épouse de l’Agneau. Il m’entraîna par l’Esprit sur une haute montagne, il me montra la cité sainte Jérusalem qui descendait du ciel d’auprès de Dieu et elle resplendissait de la gloire de Dieu. La Cité sainte, elle n’a pas besoin de la lumière du soleil ni de la lune car la gloire de Dieu illumine. Sa source de lumière c’est l’Agneau. Puis l’ange me montra l’eau de la vie, un fleuve resplendissant comme du crystal qui jaillit du trône de Dieu de l’agneau au milieu de la place de la ville. Entre deux bras du fleuve il y avait un arbre de vie qui donne son fruit douze fois. Chaque fois il produit son fruit. Et les feuilles de cet arbre sont un remède pour les nations païennes. Il n’y aura plus aucune malédiction. Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville. Les serviteurs de Dieu lui rendront un culte. L’Esprit et l’épouse disent « viens ». Celui qui entend qu’il dise « viens ». Celui qui a soif, qu’il approche. Celui qui le désire, qu’il boive de l’eau de la vie gratuitement. Amen. Viens Seigneur Jésus » .

A la fin de sa conférence, le frère Marc sort une colombe vivante en proclamant « laissez-vous conduire par l’Esprit-Saint. Annoncez le Christ avec l’Esprit-Saint. Vous avez reçu des tas d’enseignements. Vous en savez assez…Partagez votre connaissance du Christ ».

Frère Marc et ses frères avaient encore une surprise : un agneau vivant, figure de l’Agneau de Dieu… Le Christ s’est fait agneau, mais il est aussi le berger. Les pasteurs de l’Eglise sont aussi des pasteurs à son image. Merci à eux.

Deux sœurs de la Fraternité de Tibériade clôturent l’enseignement par un chant exprimant la joie de suivre le Christ.

ATELIERS( ADULTES)

°(Re) Découvrir l’Amour de Dieu pour moi et l’annoncer     Ecole d’évangélisation St André

(Parcours sur 3 jours)

° Vie charismatique   ( Parcours sur 3 jours)         Père F-R. Wilhélem

° Hors de l’Eglise , point de salut ?                  Mgr. Léonard

°Initiation au chapelet      Sœur Louise

° Le pardon    Gaby Lebeni

° Découvrir Beauraing

° Le Cénacle( Communauté d’accueil des drogués)

ATELIERS POUR LES JEUNES

° Le suicide     Danny-Pierre Hillewaert

° Les charismes   Jean-Philippe Renders

° La sexualité      Véronique Hargot

° Les Esprits    Père Jacques Misson et Laurette Debaix

EUCHARISTIE DES ADULTES : HOMÉLIE DE MGR. A.J.LEONARD

Lectures : 1 Jn, 4, 7-16  : Dieu est amour

                  Jn, 11, 19-27 : Dialogue entre Jésus et Marthe après la mort de Lazare.

Jamais, nous ne nous émerveillerons suffisamment de ce que Jean nous dit dans la première lecture. « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est Lui qui nous a aimés en premier. » Sans cela, notre vie serait un tourment perpétuel. Ai-je fait ce qu’il faut pour répondre à l’attente de Dieu ? Suis-je digne de son amour ? Dieu n’a pas attendu que nous soyons aimables pour nous aimer car alors, nous aurions pu attendre longtemps. Il nous a aimés et nous a envoyé son Fils, victime offerte pour couvrir nos péchés. Il faut toute une vie pour découvrir cela. Certes, nous le savons avec notre cerveau, mais il faut toute une vie pour faire descendre cela dans notre cœur. C’est un chemin de foi qui n’est jamais terminé. Marthe peut nous y encourager. Elle ne s’occupe pas seulement des tâches ménagères comme le raconte un autre passage de l’Evangile, c’est aussi une femme de foi.

La première phrase est déjà une profession de foi : « Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». Mais il y a dans cette déclaration un peu d’acidité. Tu aurais pu être là, semblait-elle vouloir dire. Jésus savait depuis deux jours que Lazare était mourant, et pourtant, il est resté là où il était.

La deuxième parole de Marthe relève d’une foi plus profonde où  le fiel a disparu : « Mais je sais que maintenant encore, Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas. ». Elle se confie à la prière de Jésus. A cet acte de foi, Jésus répond « ton frère ressuscitera ».

Et puis, il y a un nouvel acte de foi. Marthe fait partie de l’élite juive qui, avec les pharisiens, croit à la résurrection des morts. Elle le croit, mais ne s’en satisfait pas. Cela ne l’arrange pas que Lazare ne ressuscite qu’au dernier jour Et Jésus lui répond : « Je suis la résurrection et la vie ». La résurrection n’aura pas seulement lieu à la fin des temps ; elle est déjà présente dans la personne de Jésus, le vivant par excellence. Jésus prononce souvent le mot « JE » dans l’Evangile. « Celui qui croit en MOI même s’il meurt, vivra ».  Il ne mourra jamais, mais vivra pour l’éternité dans ce monde nouveau inauguré par Jésus ressuscité. Après ces trois professions de foi de Marthe, vient la question décisive de Jésus : « Crois du cela ? ». Et Marthe répond : « Seigneur, oui, tu es le Messie, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. » Dieu en personne venu dans le monde !   Avec celle Thomas c’est une des plus belles professions de foi de l’Evangile. Cette question posée à Marthe, il nous la pose à nous ce soir :  Croyez-vous que Jésus est vraiment le Fils de Dieu venu dans le monde, qu’Il est le Messie, qu’Il est, Lui, la résurrection et la vie et que, branchés sur Lui, vous êtes créés, vous aussi, non pas pour la mort ou la pourriture, mais pour la vie ? Vous avez répondu OUI, mais ce n’est pas pour autant fini. C’est un chemin de conversion qui dure toute la vie. Dans la première lecture, Jean détaille le contenu de cette foi. « Voici comment Dieu a manifesté son amour – on est attentif devant une déclaration pareille ! – Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par Lui »

Les efforts moraux sont certes nécessaires mais nous ne sommes pas un corps culpabilisé. Son amour est gratuit ; il ne dépend pas de nos mérites. Il subsiste malgré nos fautes, par la grâce du sacrement de réconciliation. « Voilà à quoi je reconnais l’amour. Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est Lui qui nous a aimés en premier. Il a envoyé son Fils qui est la victime offerte » . « Nous, nous avons reconnu et nous avons cru que l’amour de Dieu est parmi nous. Et nous qui avons vu, nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme sauveur du monde. ». C’est le cœur de la foi. Et c’est ce que Marthe proclamait.

Un amour pareil ne peut qu’être partagé. On ne peut ainsi être aimé par Dieu sans laisser couler cet amour au-delà de soi. C’est pourquoi Jean insiste en disant : « Puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. » « Voyez comme ils s’aiment », disait-on de la première communauté chrétienne dans les Actes des apôtres.

Dans cette session qui est un des plus beaux événements de l’Eglise de Belgique, nous sommes ici pour accueillir cet amour de Dieu et nous aimer, à commencer pas nos plus proches. Cela semble aller de soi, mais nous devons les aimer avec un cœur nouveau. Rendons grâces pour ces paroles de Marthe, et demandons au Seigneur de pouvoir aimer là où nous sommes. Quand viendra l’heure de la mort, nous perdrons tout : nos facultés mentales et physique, notre fortune et notre pouvoir. La seule chose qui restera sera l’amour reçu de Dieu et des autres. Nous arriverons tout nus mais vivants dans la vie éternelle. Notre seule richesse sera d’avoir goûté à l’amour de Dieu et de l’avoir partagé. Tout le reste nous paraîtra ridiculement vain. C’est l’unique nécessaire dont Jésus parlait lorsqu’il reprochait à Marthe son agitation.

VEILLEE DE RECONCILIATION AVEC L’EGLISE

Ceux qui pensaient à une soirée où ne seraient évoqués que les récents dossiers douloureux de l’Eglise, auront été surpris par l’ouverture magnifique de veillée.

Après la lecture de l’Evangile du lavement des pieds, Danny-Pierre a évoqué en guise d’introduction les blessures que nous causons au Corps du Christ lorsque nous ne le laissons pas agir en nous par son Esprit. Lorsqu’ un chrétien blesse son frère, le juge ou lui fait du mal, il blesse le corps du Christ

En présence de plusieurs évêques, Mgr A.J. Léonard, Mgr Léon Lemmens, Mgr J-L. Hudsyn et Mgr Jean Kockerols, l’assemblée a vécu une alternance de « merci » et de « pardon » pour toutes sortes de situations et réalités vécues au sein de l’Eglise entendue largement comme le Corps du Christ dont nous faisons tous partie. Ces évocations étaient suivies chaque fois d’une prière en rapport avec les thèmes évoqués  et d’une démarche personnelle.

Une Hymne à la croix est chantée par l’assemblée tandis que Danny-Pierre élève la croix du Christ et la propose au regard de l’assemblée.

A tour de rôle les évêques prennent la parole brièvement.

Mgr Léonard :  «  Aujourd’hui, comme alors,( Jean chapitre 8 la femme adultère l’Église est traînée dans la boue comme la femme adultère devant ses juges. Parfois elle le mérite…Jésus, aujourd’hui comme alors, se tourne vers les accusateurs et dit : que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre…silence…personne ne t’a condamnée. Va et ne pêche plus ».

Mgr Hudsyn : « L’Eglise ne peut pas abandonner la façon d’aimer qui consiste à respecter les différences et cela, dans le dialogue et parfois le pardon. C’est un travail difficile … Il y a bien des choses qui nous divisent. Il faut, comme le Christ, réconcilier les différences dans la communion et le partage. Ceci est important pour l’Eglise, la société et le pays. »

Mgr Lemmens : « Je suis heureux car je sens votre foi et votre amour pour Jésus. Je sens la présence de l’Esprit. Votre session est une perle pour notre Eglise et notre pays ». Commentant la figure de Marthe, sœur de Lazare, il souligne le désir de Jésus que, nous qui sommes des hommes et des femmes de foi, devenions plus croyants et que nous soyons davantage instruments de sa miséricorde, surtout auprès des petits.

Mgr Kockerols : « On a rendu grâces pour la bénédiction qu’est l’Eglise. On a évoqué tant de grâces, mais aussi des blessures et des cassures dans l’Eglise, comme celle vécues dans nos familles. Les pardons dans les familles et dans l’Eglise sont parfois coûteux et demandent de la prière et de la patience. Dans votre vie de famille et dans la vie de l’Eglise, soyez habités du désir du pardon pour recevoir la grâce, le moment venu, de pardonner. »

Ensuite il est proposé à chacun de s’avancer vers un évêque ou un prêtre pour réaffirmer son choix d’être chrétien, pour accueillir la bénédiction et recevoir une parole de Jean-Paul II

La soirée se termine par l’échange de la paix.