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Résumé de la 32ème session du Renouveau de Belgique - Koekelberg N 1 mercredi 12 juillet 2017

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Bulletin de la 32ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique - Koekelberg
Numéro 1 : mercredi 12 juillet 2017

Entrée triomphale de la Vierge de Fatima dans la basilique

Cette session qui marque le cinquantième anniversaire du Renouveau charismatique ne pouvait pas laisser de côté le centième anniversaire des apparitions de la Sainte Vierge à Fatima. Portée par des représentants de la communauté portugaise de Bruxelles, Notre-Dame de Fatima a ainsi fait son entrée triomphale dans la Basilique par la porte royale ouverte pour la circonstance. L’assemblée a été invitée à confier la session au cœur de Marie, afin qu’elle nous prenne dans ses bras et qu’elle nous conduise auprès de Jésus et du Père.

S’ensuivit un temps de louange au cours duquel les représentants de tous les diocèses francophones, de la Flandre et du monde furent salués par une invocation à l’Esprit-Saint. La chorale des jeunes a alors entonné l’hymne composé sur le thème de la session :

Fais nous revenir, entends le cri de nos cœurs,
nous proclamerons l’année de tes bienfaits

Le témoignage du Père Mutien, fondateur de la Communauté Maranatha

En cette année jubilaire, un des pionniers du Renouveau de notre pays, le père Mutien Lambert, fondateur de la Communauté Maranatha, a été invité à livrer son témoignage. Il a commencé par évoquer son expérience.

Après avoir subi une sérieuse maladie au cours de laquelle il s’est demandé s’il pourrait encore marcher, il a assisté en 1973 à un congrès du Renouveau à Guilford en Angleterre. « Je voulais voir ce que c’était. J’ai accepté qu’un groupe de protestants prie sur moi pour une effusion de l’Esprit. Chez eux, une telle effusion doit normalement se manifester par un chant en langue. Mais comme j’étais bloqué, j’ai récité le Notre Père en latin. Ne comprenant pas cette langue, ils ont pris cela pour un chant en langue et ont loué le Seigneur ! Je suis ensuite allé voir un responsable catholique, et on a prié pour moi dans une chapelle de la Vierge qui se trouvait dans la cathédrale protestante. J’ai ressenti une grande paix, une grande joie, mais j’ai aussi commencé à pleurer. Ces pleurs m’ont encore accompagné sur le bateau du retour. J’ai demandé au Seigneur de ne plus pleurer. Il m’a exaucé, mais la grande joie que j’avais ressentie m’est restée. J’ai ensuite suivi une session dans la Drôme avec des personnalités très importantes comme Lanza del Vasto. Au retour, j’ai réuni quelques frères et sœurs. Ce fut le point de départ du groupe Maranatha qui est ensuite devenu une communauté. »

Poursuivant son témoignage par une évocation de l’histoire du Renouveau en Belgique, le père Mutien a évoqué le rôle de quelques pionniers, notamment celui du père Cafarel. Il avait commencé une école de prière et au début se méfiait quelque peu du Renouveau, mais il a ensuite invité ceux qui avaient fait connaissance du mouvement en Amérique. Plusieurs groupes de prière sont sortis de cette initiative, notamment Ephata le premier groupe charismatique à Bruxelles

En 1974, j’ai donné une conférence sur le Renouveau. Le Cardinal Suenens y a envoyé un observateur. Il m’a demandé par la suite de venir travailler avec lui. J’ai fait partie d’un petit groupe qui se réunissait chez lui chaque vendredi. Un centre du Renouveau a également été créé. Puis, ce fut le grand rassemblement de Rome auquel 400 belges ont participé. Ils ont pu entendre le pape Paul VI déclarer que le Renouveau était « une chance pour l’Eglise ». Le cardinal Suenens s’est vu ensuite confier par la Pape la conduite pastorale du mouvement.

Pour terminer le père Mutien a tenu à donner à l’assemblée quelques encouragements. « Le Seigneur vous a fait découvrir des choses importantes dans le Renouveau, dit-il. Mais il les a aussi fait découvrir à des non-catholiques. Le Pape François nous invite à vivre cette grâce dans l’œcuménisme. Quand on tue des catholiques ou des protestants, ne sommes-nous pas tristes de la même manière ? Je vous invite à vivre le Renouveau dans la joie ! Vous n’avez pas peur de chanter et de danser. Mais soyez aussi humbles. Le Renouveau ne nous appartient pas. Il est à Jésus et à l’Eglise. En 1977, nous avions réuni 4.000 personnes ici. C’était une autre époque, mais maintenant, c’est à vous qu’il appartient de vous dédoubler ! »

Eucharistie présidée par le père Marc Leroy, berger de la session

Dès l’entame de la célébration le ton était donné par les chants Bondissez de joie et Je suis dans la joie. Sans surprise, des louanges s’élevèrent et la chorale entonna le chant de la session Fais-nous revenir.

Notre berger interpella chacun dans l’assemblée : « est-ce que nous voulons revenir à Lui ? Quoi qu’il en soit de notre conscience d’être pécheurs ou de nos hésitations, il nous rappela « que Lui, Jésus, il vient ! ».

Dans l’Evangile (Mt, 10,1-7) Jésus envoie les Douze en mission. N’est-il pas paradoxal de commencer la session par une mission alors qu’en principe, il s’agit plutôt d’un thème pour la clôture ?

Le père Marc Leroy demanda alors : « Acceptons-nous d’être envoyés en mission car le Seigneur a besoin de missionnaires au cœur de feu ?» Si nous avons un tel cœur, nous donnerons au monde, en particulier aux jeunes, le goût de Dieu car Dieu veut venir à nous (par nos vies).

Certes nous sommes blessés, le monde est blessé sans pour autant être mauvais, mais au lieu d’essayer d’oublier ces blessures par le divertissement, l’alcool, la drogue, comme notre société nous invite à le faire en nous vendant toutes ces choses, il faut les guérir et le remède c’est Jésus, c’est la joie qu’il nous donne car il nous aime et désire que nous ayons une belle vie.

Aussi laissons-nous toucher par le Christ. Il nous donnera ainsi la guérison ou la force de porter nos blessures et de ne pas nous replier sur nous-mêmes. Habités, par la joie, par le feu de l’amour de Dieu nous serons des missionnaires qui agiront par la joie qui les comble. Notre joie donnera à d’autres l’envie de chercher Dieu.

La veillée : sortir de nos prisons.

Après un temps de louange au cours duquel l’assemblée est invitée à se souvenir des merveilles de la journée, nous entendons deux témoignages.

Mélissa a été baptisée cette année à la basilique de Koekelberg lors de la fête de Pâques. Elle a 26 ans et est maman de deux filles. Après une adolescence difficile–alcool, mensonges, tricherie–elle s’est mise en couple avec un homme dont elle s’est rendue compte un peu plus tard qu’il était toxicomane. Elle s’était imaginée qu’il changerait et qu’elle pourrait l’aider. Mais en réalité elle se voilait la face et ne remarquait pas des « drapeaux rouges » que le Seigneur lui envoyait. Elle n’a rien osé dire à son entourage par peur du jugement. Mais un soir, après une dispute, elle a senti qu’elle n’en pouvait plus. C’était au-dessus de ses forces. Elle voulait avaler des médicaments et en finir. Mais tout à coup, ce fut une épiphanie. Le Seigneur est venu lui dire que son sourire allait lui manquer et qu’elle devait penser à sa fille. Quand elle a fini par oser en parler à son entourage, elle a vu qu’elle avait du soutien et 24 heures plus tard, elle a fait ses valises. « Le Seigneur est toujours là pour vous écouter dit-elle quand vous êtes au plus bas ; il met l’amour et la patience dans vos cœurs. ». C’est alors qu’elle a décidé de se faire baptiser et qu’elle a suivi un parcours merveilleux à la basilique. Elle a pris conscience de la place de Dieu dans sa vies. « Osez briser vos chaînes. Ouvrez l’œil et soyez attentifs aux drapeaux rouges que le seigneur nous envoie. »

Pierre-Paul, la cinquantaine, est marié et a trois enfants. Depuis tout petit, il a vécu dans la foi car ses parents étaient très impliqués dans le Renouveau et deux de ses frères sont entrés dans les ordres. Mais, petit à petit, il s’est éloigné de la foi. Dans le milieu artistique où il travaillait, être catholique n’est pas très populaire. Il ne comprenait plus très bien la liturgie qui lui semblait hors du monde et se demandait pourquoi on utilisait un vocabulaire très particulier : grâce, miséricorde etc. Il n’était pas malheureux. Ses enfants se portaient bien il était en bonne santé et relativement heureux dans son travail. Mais un jour il fut invité à Medjugorje. Il avait accepté d’y aller bien que dans sa foi, la Vierge Marie n’avait pas de place particulière. Il pensait que Jésus suffisait. Il a accepté de faire comme tout le monde, le tour d’une statue de la Vierge à genoux. Et en une semaine, il s’est senti tout à fait transformé. Il a pleuré de joie pendant ce pèlerinage. Il est devenu amoureux de la liturgie et, parce qu’il en a besoin, tous les jours il va à la messe et récite son chapelet.. Il est aussi devenu amoureux de l’Eglise dans toute sa diversité et dans toute sa beauté.

Après ces témoignage, Jean-Philippe Renders explique la démarche à laquelle sont invités les membres de l’assemblée. Beaucoup se sont demandé pourquoi une partie du chœur était séparée du reste de l’église par des barreaux ressemblant à ceux d’une prison. « Ce qu’on nous propose, dit-il, c’est une démarche qui nous permet de demander au Seigneur de nous libérer de tout ce qui nous emprisonne. Nous vivons dans une société où domine l’argent et qui rejette Dieu et la famille. Mais il y a un contraste entre ce qui semble être un échec et les signes de la miséricorde de Dieu, les clins d’yeux que Marie nous envoie à droite et à gauche. Déchargeons-nous de nos fardeaux, rechargeons nos batteries par la confession car chaque fois que nous recevons ce sacrement c’est une porte qui s’ouvre, non seulement pour nous mais aussi pour toute l’humanité car nous sommes solidaires. »

Chaque participant un reçu un petit papier rose–couleur qui n’est pas choisie par hasard–où il peut inscrire tous les poids dont il veut être débarrassé. Ce petit papier est destiné à être collé sur un des barreaux de la « prison ». Car il ne faut pas se laisser fatiguer par le diable qui veut toujours nous faire croire que Dieu nous abandonne à cause de nos échecs. Jésus est là pour nous libérer du poids de nos péchés. Et lorsqu’il prend nos péchés sur lui, ce n’est pas un poids pour lui. Au contraire c’est une joie.



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Bulletin de la 32ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique - Koekelberg
Numéro 2 : jeudi 13 juillet 2017


Louange et invitation à la conversion

Plusieurs intervenants nous ont invités à laisser monter ou s'épanouir la joie de Dieu en nous car elle est libératrice et transformatrice, qui que nous soyions, quel que soit notre parcours. Joie, liberté, force nouvelle pour changer sont les bienfaits du Dieu de miséricorde.

La Parole de ce matin (Ph 2,1 à 4) nous invite à l'union des cœurs rendue possible par l'humilité.

Notre berger nous confia l'interrogation d'un des frères de sa communauté qui s'étonnait que nous soyons si peu nombreux et que, de manière générale, « l’Eglise se vide ». A cette interrogation, il ne nous propose qu'une seule réponse : « que chacun, se convertisse» car le Seigneur ne peut rien faire avec des tièdes; il les vomit. Il veut nous combler pour nous rendre forts. Si nous disons « oui » au Seigneur, si nous nous convertissons , ce qui est exigeant, nous verrons la gloire de Dieu.

Enseignement du père Paul-Marie Mba, gabonais membre de la Communauté des béatitudes).

Il y a quelques années, dit-il, j’ai écrit un livre « Commencer dans l’Esprit, et finir dans l’Esprit ». Cette session me permet d’en distiller une partie. Fais nous revenir à toi, Seigneur (Ps 79). On retrouve ce thème dans le livre des Lamentations (5,21-22) « Fais nous revenir à Toi, Seigneur, et nous reviendrons. Renouvelle nos jours comme notre foi. ». Revenir, cela veut dire que nous étions proches du Seigneur, mais que nous nous en sommes éloignés. C’est le Seigneur qui peut nous aider à revenir à Lui car «Si le Seigneur ne bâtit la maison, c’est en vain qu’il peinera » (ps 126). Si le Seigneur ne nous donne pas la grâce du retour, il nous sera très difficile de revenir à Lui.

Ce besoin du retour est lié à l’expérience que nous avons faite du Saint-Esprit. La conversion que nous avons vécue n’est jamais totale. Elle a besoin d’un approfondissement permanent.

Rappelons quelque traits de la première conversion, la première rencontre avec Dieu. De l’indifférence, on passe à un attachement fort aux choses de Dieu, à un enthousiasme d’où naissent de multiples engagements et un goût de la prière. Joie et satisfaction de soi. Mais trois limites vont apparaître.

La première est le jaillissement qui va sortir de cette expérience. La seconde est l’attachement qui va se construire dans le service de Dieu. Et la troisième, une certaine instabilité de cet attachement au Seigneur.

Nous nous complaisons dans la joie que nous procure nos exercices spirituels. Certains vont éprouver des sensations plus ou moins fortes voire physiques de la présence de Dieu. Mais celles-ci ne sont pas une preuve de notre sainteté. Elles sont un don gratuit de Dieu. Elles peuvent aussi être influencées par le tempérament des personnes. Mais il faut savoir que le démon peut nous pousser aux excès et à la complaisance. Nous recherchons alors la consolation pour elle-même. C’est ce qu’on appelle la gourmandise spirituelle . Le risque, c’est la perte de foi dès que nous avons le sentiment que la grâce n’est plus opérante.

Dans tout cheminement spirituel, nous finissons toujours par faire l’expérience d’une certaine sécheresse. Petit à petit la grâce se fait moins sensible. Une certaine frustration risque d’apparaître, ce qui suscite la tentation d’aller respirer ailleurs, de vivre autre chose. Des défauts que nous croyions disparus réapparaissent et nous perdons courage. De petits péchés en petits péchés nous pouvons tomber dans des péchés plus graves. A force de multiplier les assemblées les exercices ou les retraites, notre âme s’épuise. Nous ne réalisons pas que la sécheresse est aussi de l’ordre de la grâce. Nous devons faire l’expérience de notre pauvreté et de notre fragilité pour réaliser que la grâce que nous avons vécue est un don gratuit de Dieu.

Le conversion ne nous dispense pas d’un travail de retour au Seigneur. Nous, qui voulions donner des leçons aux autres, nous réalisons que nous ne sommes pas meilleurs qu’eux. Nous pouvons aussi faire l’expérience de la trahison de personnes que nous pensions proches de nous ou de difficultés avec les autorités. Nous finissons par penser qu’on est mieux dans le monde qu’à l’Eglise et trois tentations vont apparaître.

Première tentation : l’abandon. Le péché a refait son apparition ,et pour être cohérent, on abandonne la pratique chrétienne.

Deuxième tentation : la duplicité. On s’accommode avec le péché et le mensonge et on pratique un christianisme de façade. On reste charismatique pour la forme, mais on fait la paix avec le monde et avec le péché.

Troisième tentation : la vie honnête. On renonce à la sainteté et on se contente du minimum.

L’idéal est ramené à notre niveau.

Face à ces tentations, il faut choisir de persévérer avec une foi nourrie par l’espérance. Dieu nous donne les moyens d’y arriver. Nous devons devenir capables de tout perdre et de nous donner pleinement à Dieu, continuer à travailler à notre sanctification qui est la vocation de tout fidèle comme l’a rappelé le Concile Vatican II. Nous ne pourrons pas entrer au ciel avec nos petits péchés car alors nous reproduirions ce monde-ci ! Au ciel, il n’y aura que la sainteté.

Les auteurs spirituels comme sainte Catherine de Sienne ou saint Jean de la Croix évoquent une seconde conversion, un second appel à la sainteté au bout de ce chemin de persévérance. On peut le reconnaître à trois signes.

  1. Pas de démission face au péché

  2. On perd le goût de Dieu » mais on continue à aimer Dieu de manière non sensible

  3. La perte du goût des choses du monde qui ne peuvent plus nous satisfaire.

Le Christ est le chemin et nous sommes en marche vers la sainteté, même s’il y en a qui courent et d’autres qui marchent. L’important, c’est d’être en route.

Comment répondre à cet appel ? Il faut apprendre à gérer la sécheresse spirituelle et ne pas croire qu’elle est un mal. Si Dieu la permet c’est qu’il nous pousse à la gratuité, à ne plus nous attribuer des grâces qui ne sont aucunement des manifestations de notre sainteté. La sécheresse est aussi l’occasion d’offrir à Dieu un sacrifice et de se dépouiller de soi-même.

Elle peut aussi être une interpellation par laquelle Dieu nous montre que certaines choses ne sont pas en place. Nous devons alors demander pardon à Dieu et lutter avec persévérance.

Si je n’ai rien à me reprocher, je dois offrir cette souffrance au Seigneur et me dire qu’elle prépare pour moi des chemins meilleurs. La vie est faite d’une suite de consolations et de désolations.

Comment gérer notre inconstance spirituelle ? Nous ne sommes pas à l’abri des chutes. Si elles sont accidentelles et qu’on accepte de se reprendre, elles peuvent être le lieu d’une croissance spirituelle dans une humilité favorisée par l’adoration silencieuse. Mais la sainteté ne peut être atteinte par nos propres forces. Seule la grâce de Dieu peut nous y aider. Lorsque nous identifions nos faiblesses, essayons de repérer les plus importantes d’entre elles. Quels sont nos péchés dominants ? Une bonne méthode consiste à pratiquer la vertu contraire. Et n’oublions pas de rendre grâce pour les victoires obtenues tout en demandant la grâce de poursuivre la lutte. Un des fruits de ce combat est la naissance d’un esprit de contemplation, une union plus profonde avec Dieu. Les sens cessent d’être un obstacle car j’ai permis à Dieu de prendre toute sa place dans ma vie. La grâce agit en moi avec plus de profondeur.

Trois choses nouvelles apparaissent alors :

  • Une plus grande joie intérieure plus profonde que les sentiments et les douleurs ne peuvent plus altérer. La seule vraie douleur , c’est le péché.

  • La paix. Le péché est cause de trouble mais la victoire sur lui nous apporte la paix.

  • Une force nouvelle. Si nous cessons d’être dispersés, nous pouvons économiser notre énergie et disposer d’un surcroît de force.

Pour le Renouveau, cela nous évitera de ne plus être parasité par les bruits du monde et permettra aux charismes dont nous avons besoin pour témoigner de se déployer avec plus de force Restons ouverts aux dons de Dieu. Demandons lui de nous faire revenir à Lui.

Eucharistie présidée par le père Paul-Marie Mba

Lectures du jour : Joseph et ses frères en Egypte (Gen, 44, 18-29, 45, 1-5) ;

Proclamez que le Royaume de Dieu est proche (Mt 10, 7-15)

La Parole de Dieu apporte grâce, sagesse, force et intelligence car elle est vraie nourriture. Par le Nom de Jésus, Dieu nous dispense tous ses bienfaits. Par ce Nom nous prions le Père pour que le Saint-Esprit soit répandu avec ses dons et ses charismes.

Ainsi nous recevons une vie qui est mouvement et fécondité avec la faculté d'ajouter bien sur bien.

La Parole d Dieu est donc la nourriture du chrétien. Par elle, nous pouvons voir l'œuvre de Dieu se réaliser au cours des siècles. Mais la grâce du Renouveau nous a fait voir que cette efficacité n'est pas le propre d'êtres d'exception ou l'apanage de lieux privilégiés : cette efficacité, par les charismes, est donnée au peuple de Dieu tout entier.

Les charismes ne sont peut-être pas essentiels, mais ils sont importants. Ils sont des signes dont la foi a besoin. Jésus lui-même accomplissait des signes par ses miracles, et l'Eglise fait signe en célébrant les sacrements. Parmi ces signes il y a des vies fades qui deviennent ou redeviennent pleines de goût.

Pourtant l'action de la grâce rencontre en nous des obstacles. Le principal, c'est la peur, toutes les peurs, celle de déranger ou d'être un signe de contradiction, la peur de la critique ou du rejet, la peur de l'engagement, la peur de se donner à Dieu. La peur annihile la foi, elle nous paralyse et nous rend stériles. Elle entraîne affadissement et torpeur dans la vie des chrétiens alors que l'Esprit nous donne la spontanéité, la « sainte naïveté », qui nous permet de croire que la grâce de Dieu peut transformer les situations sans issue ou désespérées, elle peut bouleverser et renverser ce qui doit l'être.

Le second obstacle c'est l'infidélité, la rébellion. C'est en raison de la peur et de l'infidélité que le projet de Dieu, pour chacun de nous et pour toute l'Eglise ne peut se réaliser.

Veillée de guérison et de réconciliation

Au début de la veillée, tous les enfants se groupent autour de la statue de la Vierge de Fatima.

Sharif, qui a connu un parcours chaotique jusqu’à ses 25 ans nous donne son témoignage
A 9 ans, il a éprouvé une profonde blessure à cause du divorce de ses parents et s’est montré par la suite très turbulent et très indiscipliné. Il a commencé à goûter à l’alcool chez les scouts, et en est devenu progressivement de plus en plus dépendant. Ses amis l’ont progressivement abandonné car il était trop souvent sous l’influence de l’alcool. De plus en plus isolé, il a alors commencé à fréquenter le milieu des drogués et s’est retrouvé en prison . C’est alors que, grâce à sa tante, il est entré en contact avec la communauté du Cénacle qu’il a rejointe à Lourdes. Du jour au lendemain, on y est privé de drogue. Tandis qu’il se rebellait à cause du manque, son « ange gardien », un ancien drogué qui veillait ne perdait jamais son calme. « Son aide m’interpellait. La nuit il s’absentait parfois pour quelques heures. J’étais persuadé qu’il allait se droguer en cachette mais en réalité, il allait prier ». La Communauté du Cénacle de Sœur Elvira repose sur le travail, la prière, et l’amitié vraie. Mais je n’étais pas encore parvenu à intégrer la prière. Un jour j’ai été invité à me rendre avec les autres à la grotte de Lourdes. Lorsque j’ai vu des autres s’agenouiller je n’ai pas pu faire autrement que de les imiter. Et c’est alors que j’ai senti une grande paix intérieure ; j’ai senti qu’il y avait quelqu’un veillait sur moi. Ces trois ans et demi passés au Cénacle m’ont fait comprendre que j’avais un ami : Jésus. Il m’a appris à m’aimer moi-même car si on ne s’aime pas soi-même, on ne peut pas aimer les autres. En 2005, j’ai quitté la communauté, et j’ai trouvé du travail. Toutefois, j’ai quelque peu perdu l’habitude de prier. Mon travail m’empêchait d’aller à la messe le dimanche. C’est alors qu’un ami m’a conduit dans un groupe de prière. Celui-ci m’a encadré et je suis devenu actif dans ma paroisse en tant qu’animateur pour la profession de foi. J’ai pu reprendre mes études et je suis devenu aide-soignant dans une maison de repos. Le Seigneur est venu me rechercher. Bien sûr, je vis des hauts et des bas, mais le Seigneur est toujours là pour vous aider. Il ne faut jamais lâcher dans la prière, ni vivre dans la solitude. J’invite tous ceux qui s’intéressent à cette communauté du Cénacle de consulter leur site Internet http://www.comunitacenacolo.it/fr ».

Après ce beau témoignage, le Père Paul Marie Mba introduit la soirée de guérison et de réconciliation par la lecture du psaume 23 :

2 Sur des prés d'herbe fraîche il me parque. Vers les eaux du repos il me mène,

3 il y refait mon âme; il me guide aux sentiers de justice à cause de son nom.

4 Passerais-je un ravin de ténèbres, je ne crains aucun mal car tu es près de moi; ton bâton, ta houlette sont là qui me consolent.

5 Devant moi tu apprêtes une table face à mes adversaires; d'une onction tu me parfumes la tête, ma coupe déborde.

6 Oui, grâce et bonheur me pressent tous les jours de ma vie; ma demeure est la maison de Yahvé en la longueur des jours.

Il nous invite à nous arrêter sur le verset 6 : « le bonheur et la grâce me pressent tous les jours de ma vie ». Dans d’autres traductions, le mot presse est remplacé par : « persécute », « poursuit », « vient à notre recherche ». Nous devons prendre conscience de ce que ce n’est pas nous qui cherchons Dieu mais que c’est lui qui nous presse. Combien Dieu attend-il de nous que nous fassions le moindre petit pas. Notre frère Sharif ne s’est pas lui-même mis en quête de Dieu, mais c’est Dieu qui a mis sur son chemin des personnes pour le rejoindre dans sa souffrance. Dieu souffre plus de notre misère que nous-mêmes ; comme des parents qui souffrent davantage des malheurs de leurs enfants que ces derniers. L’amour blesse notre cœur plus profondément que n’importe quel couteau. Ici, dans la basilique du Sacré-Cœur, nous pouvons contempler le cœur de Jésus ouvert et blessé. La douleur qui est représentée est une douleur physique, mais c’est le signe d’une plaie beaucoup plus profonde, celle d’un amour frustré et blessé. Dieu souffre plus que nous de nos blessures. Il n’y a pas d’enfer ni de prison que Dieu ne vient visiter. Quand nous ne permettons pas au Seigneur de venir, nous blessons son cœur. Il est bon de savoir que Dieu souffre avec nous. La grâce et le bonheur de Dieu nous oppressent tous les jours de notre vie ; Dieu vient mendier notre abandon, notre adoration, l’ouverture de notre cœur. Demandons au Seigneur la grâce de lui permettre de nous toucher et de répandre son amour dans notre cœur blessé. Qu’aucune crainte ne soit un obstacle, car nous savons que Dieu nous aime et que nous pouvons lui présenter toutes les peines de notre vie et même nos péchés parce que le regard du Christ sur nos péchés est plein d’amour. Aucune de nos blessures ne lui est indifférente parce que lui-même a été blessé, crucifié et malmené (parce que lui-même a souffert). Souvent, nous pensons que c’est nous qui cherchons Dieu mais la vérité est toute autre. En effet, c’est lui le premier qui nous a aimés. Regardons ce cœur qui nous a tant aimés et auprès de lui nous trouverons le repos.

Les participants qui le souhaitent ont alors l’occasion de recevoir le sacrement de réconciliation et des groupes de prières sont présents pour écouter ceux qui souhaitent leur confier leur intention et prier avec eux.

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Bulletin de la 32ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique - Koekelberg
Numéro 3 : vendredi 14 juillet 2017

Temps de louange animé par les jeunes

Ce temps de louange est animé par les jeunes. Se souvenant des murs de Jéricho qui sont tombés, ils lancent l'interpellation : « Quels sont nos murs qui, avec le Seigneur, peuvent et doivent tomber ?». Nous avons un combat à mener ; menons avec le Seigneur ! Nous pourrons alors, comme l'assemblée ce matin, entonner « Que ma bouche chante ta louange» dans lequel on s'écrie : « Gloire à Toi Seigneur, Tu es vainqueur. ».

Les enfants ont alors chanté, mimé, dansé l'histoire d'une confiance , celle de Noé qui a fait ce que le Seigneur lui demandait, même si c'était difficile. Ils nous ont montré une grande et belle colombe qui rappelait celle que Noé avait libérée et qui était revenue porteuse d'un rameau.

Après la lecture de Jn 16, 12-15 où Jésus annonce la venue de l'Esprit-Saint, une jeune fille et une jeune adulte témoignent.

La jeune fille témoignait pour la première fois. Pour recevoir du courage, elle invoqua le Seigneur. Ce qu'elle avait à partager, dit-elle, « c'est très petit, très simple, mais cela a de l'importance. J'ai senti ce matin une belle chaleur, j'étais dans le berceau du Seigneur ». Elle a compris que «toute inquiétude est éphémère car nous sommes dans le cœur du Seigneur. »

Noémie, qui s'était rendue compte de ce qu'il n'y aurait pas assez de prêtres pour entendre les confessions a fait appel à un jeune prêtre, Thomas, « loin du Renouveau ». A peine arrivé, après un premier contact, il confirme « le Renouveau n'est vraiment pas pour moi ». Toutefois , il a participé à la soirée et confessé des jeunes dont Noémie. Après cela « il la remercie de lui avoir permis de vivre ce temps de confession », et Noémie de conclure : « Merci Seigneur pour les prêtres qui nous remercient de la confiance qu'on leur fait. »

Enseignement de Michelle Moran, ancienne présidente du Renouveau international.

En cette année jubilaire, j’espère que vous ressentez de nombreuses bénédictions de la part du Seigneur. Ce matin, nous remontons dans l’histoire, à l’année 1967, où quelques étudiants de l’Université Duquesnes aux EtatsUnis ont reçu une nouvelle effusion de l’Esprit-Saint. Lorsqu’ils sont arrivés au lieu de leur retraite, il y avait un problème d’eau tel que le sœurs responsables de la maison ne voyaient pas d’autre solution que d’annuler le week-end. Mais les jeunes, toujours optimistes, ont dit : «Ne vous inquiétez pas ! Nous allons prier pour que le Seigneur fasse revenir l’eau !» Lorsqu’ils sont entrés dans la chapelle pour demander au Seigneur de résoudre ce petit problème, ils ont eu une expérience de l’Esprit-Saint qui a transformé leur vie. Entre-temps, le Seigneur a envoyé quelqu’un pour réparer la panne et le week-end s’est poursuivi. Actuellement, au moins 120 millions de personnes ont déjà reçu le baptême dans l’Esprit-Saint à travers le Renouveau charismatique catholique. Cette grâce de l’eau de l’Esprit-Saint coule dans tous les pays. En février dernier, je suis allé aux Etats-Unis dans cette même maison de retraite avec des responsables du monde entier pour célébrer le jubilé, prier ensemble et écouter le Seigneur avec l’espérance que durant cette année jubilaire, le Seigneur accomplisse de nouvelles choses.

Aller en eau profonde.

Le Seigneur nous a parlé en ce mois de février à travers la parole d’exhortation du psaume 42, 7-8 : « L’eau profonde appelle l’eau profonde, dans le rugissement de l’eau, la masse de tes flots et de tes vagues a coulé sur moi ».. En février dernier, nous avons été encouragés de voir que l’eau de l’Esprit-Saint coulait. Ce fut un moment dynamique dans l’Esprit. Ce n’est pas le moment de croire qu’en cinquante ans tout a été dit. C’est au contraire le moment de bouger et non de se relaxer. Il est temps d’aller plus en profondeur dans la vie de l’Esprit-Saint. Cela me rappelle le texte du prophète Ezéchiel (ch 47) avec cette image merveilleuse de l’eau qui sort du temple, comme l’eau et le sang qui coulent du côté de Jésus. Le prophète nous demande de mesurer le niveau de l’eau. Nous avions de l’eau jusqu’aux genoux, ce qui est très agréable. Mais au fur et à mesure qu’on avance, on est devant un choix. Soit aller plus profondément, soit faire demi-tour ; on ne peut pas rester sur place. Dans la vie, on gandit ou on meurt, mais on ne reste jamais au même endroit. L’eau profonde, selon le prophète, apporte la vie et la santé. Pour le Renouveau charismatique, l’eau de l’Esprit-Saint apporte la vie aux nations. Nous faisons partie de ce courant de grâce. Cinquante ans après, le Seigneur dit : «Venez, et allez plus profondément ». La profondeur appelle la profondeur. Où que vous soyez, l’invitation est d’aller plus en profondeur. Cela demande de notre part la confiance et la soumission. Le prophète nous dit que la rivière est impossible à traverser et qu’il est impossible d’y naviguer. Seul l’Esprit-Saint peut nous y emmener. Comme Marie, nous devons croire que rien n’est impossible à Dieu. Et Michelle Moran de faire répéter plusieurs fois par l’assemblée debout : «; Rien n’est impossible à Dieu ».

Le corps brisé de mon Fils

Nous devons apprendre à respirer d’une nouvelle manière, à respirer sous l’eau Nous devons aussi apprendre à voyage léger, à lâcher tous nos bagages superflus. En cinquante ans nous nous sommes encombrés de beaucoup de bagages. Les maisons des gens âgés sont pleines de choses inutiles. Nous avons peut-être encore des pardons à donner, des ressentiments ou des blessures liées à notre histoire. Nous avons besoin de l’Esprit-Saint pour nous débarrasser de cet excès de bagage. Si, au cours de cette session, vous vous sentez encombrés, retournez chez vous sans vos bagages ! Permettez au Seigneur de vous donner plus de légèreté. Dans les Actes des apôtres, il est question des « derniers jours ». Cela ne doit pas nous effrayer, mais nous rappeler qu’il y a urgence. Nous vivons dans un monde de moins en moins sûr où nous devons être attentifs aux signes de l’Esprit-Saint. Un certain nombre de choses doivent arriver avant que le Seigneur puisse revenir : la plus importante est qu’il faut guérir le corps du Christ. Le courant de grâce du Renouveau est œcuménique. En 1977, dix ans après le début du renouveau, la grâce s’est répandue dans toutes les parties du monde et ce, sans les smartphones et sans Internet. Lors d’un rassemblement à Kansas City, nous étions plus de 50.000. C’était un rassemblement œcuménique. Le soir, nous étions tous ensemble sous la bannière où était écrit «Jesus is the Lord» (Jésus est Seigneur). C’est alors que Ralph Martin, un des pionniers du Renouveau a eu cette prophétie : «Portez le deuil et priez car le corps de mon Fils est brisé. Venez avec moi dans des vêtements de deuils avec des larmes et de la tristesse parce que le corps de mon fils est brisé. J’aurais fait de vous un nouvel homme, mais le corps de mon Fils est brisé. J’aurais fait de vous une lumière au sommet de la montagne, une cité de gloire que tous le monde aurait pu voir, mais le corps de mon Fils est brisé. La lumière est faible, mon peuple. Les gens sont éparpillés car le corps de mon fils est brisé. Je vous ai tout donné dans le corps et le sang de mon Fils versé sur la terre. Marchez dans les pas de mon Fils, retournez sur le chemin de votre Père, retournez au projet de votre Dieu. Faites le deuil et pleurez car le corps de mon fils est brisé. »

Je partage cette prophétie avec vous non pour rappeler un moment d’histoire, mais pour vous dire qu’en cette année jubilaire, le Seigneur nous demande de nous repentir de ce que nous n’avons pas réalisé. En 1977, cela aurait pu être l’occasion d’une percée, mais j’ai le sentiment que nous avons raté quelque chose. Cela ne me fait pas peur car je sais que quand le Seigneur estime que c’est urgent, il nous le rappelle. Lors de cette année jubilaire le Seigneur nous demande si nous faisons le deuil et si nous pleurons. Je lui dis : non, nous ne le faisons pas assez. Il ne suffit pas d’écouter sa Parole, nous devons répondre. Seul l’Esprit-Saint peut ramener l’unité et réparer le corps brisé du Christ. Pour cela , nous devons prier et nous unir à Jésus. Moi-même, je dois reconnaître que ce n’est pas ma prière de tous les jours et que je dois me repentir. Le Seigneur nous demande de nous joindre à sa prière « Père que tous soient un ». C’est une priorité très importante, car avant que le Seigneur ne revienne, l’unité doit se réaliser dans son corps. Dans dix ans, nous pourrons peut-être nous rappeler qu’en cette année jubilaire, le Seigneur a rassemblé le corps brisé de Jésus-Christ. Mais pour cela, nous devons être prêts à accueillir les surprises de l’Esprit-Saint. Nous sommes généralement enclins à contempler notre histoire et à agir selon la tradition plutôt que de bouger dans la spontanéité de l’Esprit.

Sortir dans la ville

Lorsque le Pape François nous a invités à Rome pour le jubilé, nous avons d’abord pensé, comme cela se fait d’habitude, à des vêpres et à une messe place Saint-Pierre. Mais le Pape François a estimé que ce n’était pas une bonne idée. Comme les apôtres sont sortis dans la ville le jour de la Pentecôte, il a voulu que nous allions dans le centre de Rome et il nous a demandé de célébrer le jubilé au Circus Maximus, en pleine ville. C’est aussi un lieu où beaucoup de chrétiens sont morts martyrs. Pour l’organisation, c’était loin d’être un endroit idéal car il n’y avait rien que du sable et cela posait notamment des problèmes de circulation et de sécurité. Mais nous avons suivi cette demande inspirée par l’Esprit-Saint. Il était temps pour nous de bouger et de nous montrer plus transparents au milieu de la ville. Le Pape nous avait aussi demandé d’organiser une veillée œcuménique, car le courant de grâce du Renouveau a coulé sur beaucoup d’églises chrétiennes. Il fallait éviter la tentation de nous contempler nous-mêmes et de nous remémorer seulement les beaux jours du passé. Dans le livre d’Ézéchiel, l’eau part du temple et se répand ans la ville. L’eau du côté du Christ coule aussi dans le cœur de nos cités . Nous devons aujourd’hui permettre à cette eau d’apporter la vie et la guérison au monde.

Michelle Moran invite alors l’assemblée à se lever et à sentir cette eau de la vie couler. Que la parole entendue puisse toucher notre cœur en profondeur. Que nous puissions dire ce OUI pour entrer plus profondément dans cette eau et permettre au Seigneur de se servir de nous pour apporter la guérison aux nations.

Elle nous donne l’image de personnes qui veulent nager. Elles font le mouvement avec les bras mais leurs pieds restent au fond. Le Seigneur nous demande de nous soulever hors du sol et de nous laisser porter et guider par lui.

Eucharistie présidée par le père Marc Leroy, berger de la session

Lectures :
Joseph revoit son père Isaac (Gn, 46, 1-7 ; 28-30) ; Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups (Mt 10, 16-23à.

« Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups » dit Jésus dans l'Évangile. Si nous l’acceptons dans la fidélité à la foi, soyons certains que le Seigneur tirera du bien à partir du mal que nous subissons. Quand on reste dans la confiance, même si nous sommes persécutés, mis à mort, nous savons que notre sang criera vers le ciel et que Seigneur l'entendra et agira.

Car parce que nous sommes, par la foi, des signes de contradiction nous serons persécutés extérieurement et intérieurement. Intérieurement parce qu'une voix, celle du Malin, essayera de nous diviser. Elle nous nous dira « à quoi bon le mal que tu te donnes  pour être fidèle », elle te dira de ne pas pardonner, voire de te venger alors que ce refus du pardon t'empêchera de connaître une vraie paix intérieure.

Hier et aujourd'hui, les premières lectures nous invitaient à méditer Joseph, trahi, vendu par ses frères, mais capable leur pardonner car il avait un coeur aimant, habité par le Seigneur. Il a pu fermer les yeux de son père. Sa voix était plus forte que celle de celui qui nous divise.

Le Seigneur peut même tirer du mal que j'ai commis en vendant ou tuant mon frère . Car je peux le tuer en disant du mal de lui (la calomnie et la médisance). Il le peut car il nous appelle au pardon, celui que nous refusons tout comme celui que nous n'arrivons pas à donner.

Si nous Lui demandons pardon, si nous revenons à Lui, Il nous apaisera et nous pourrons lui confier ceux qui nous ont fait du mal. Aussi, pour conclure, le père Marc s'exclame :

« Celui qui aura la victoire est celui qui choisit d'aimer comme le Christ ».

Un temps d’évangélisation avec la Communauté de l’Emmanuel

Après avoir reçu une petite formation et quelques consignes, environ trente personnes sont parties en évangélisation aux alentours de la basilique.

Il leur fallait avoir bien présent à l’esprit que l’essentiel est d’écouter les personnes qui acceptent un petit temps d’échanges. Ecouter, non argumenter ! Ecouter les personnes qui répondaient à l’invitation à parler de l’amour de Dieu. Des échanges, il ressortait que les personnes comprennent  l’expression « amour de Dieu », soit comme l’amour que l’on porte à Dieu, soit comme l’amour que Dieu nous porte.

Même si pour l’un ou l’autre, cette expérience fut difficile, plusieurs binômes - car nous allions deux à deux - ont été agréablement étonnés de la qualité des contacts avec des jeunes, filles ou garçons ou avec des adultes, souvent africains ou musulmans.

Plusieurs fois, les personnes répondaient que, même si nous n’avions pas la même foi, il n’y a qu’un seul Dieu qui écoute toutes les prières. Lorsqu’on lui a dit que l’on désirait parler avec lui de l’amour de Dieu, un homme s’est exclamé : « Voilà une bonne nouvelle ». Si nombreux étaient ceux qui n’avaient pas le temps ou disaient ne pas en avoir, surtout parmi les personnes d’apparence européenne, plusieurs autres ont dit qu’ils essayeraient de venir, voire même promis de prier avec nous le Dieu d’amour. Plus d’un, spontanément, affirmaient ou acquiesçaient à l’idée que si on veut vivre dans un monde plus beau, il est nécessaire de prier Dieu.

Veillée de prière et de louange avec Michelle Moran : demander un double part.

Après un temps de louange plein de vie, comme chaque soir, la veillée commence par le témoignage de Hildegarde accompagnée par son mari Jean-Marie. Ils viennent du Rwanda. Hildegarde est frappée d’une tumeur au cerveau et les médecins lui ont prédit qu’elle ne vivrait pas très longtemps. Elle a failli être découragée, mais deux choses lui sont venues à l’esprit. La première est le message personnel que la Vierge a donné à Kibeo au Rwanda où son apparition a été reconnue par l’église : « mon enfant, tu vas souffrir mais n’as pas peur car je suis toujours avec toi ». Entre-temps, les médecins m’ont aussi découvert une lésion de la valve mitrale. Une maladie cardiaque s’ajoutait ainsi à ma tumeur. En plus de cela, j’éprouvais une grande souffrance parce que je ne pouvais pas avoir d’enfant, ce qui est très difficile à supporter dans la mentalité africaine. La deuxième chose qui m’est venue à l’esprit est le passage de l’Évangile de saint Matthieu, 16,24 : « Jésus dit : si quelqu’un veut venir à moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il porte sa croix et qu’il me suive ». Beaucoup ont prié pour moi afin que je puisse guérir. Je ne me sens pas abandonnée. Je suis fidèlement le Seigneur. L’essentiel pour moi est de pouvoir porter cette croix dans la joie. Je sais que la Vierge ne m’a abandonnera jamais. Il ne faut jamais renoncer à sa croix mais la lui offrir en toute sérénité. Amen !

Ensuite, Michelle Moran, avant d’introduire la soirée, demande qu’on loue le Seigneur pour ce magnifique témoignage. « Parfois, les témoignages ont une «happy end », une fin heureuse mais ici nous devons remercier Hildegarde pour avoir partagé sa souffrance et offert sa situation pour le monde. ».

Son enseignement du soir se situe dans le prolongement de celui du matin (voir plus haut).

Je voudrais, dit-elle, revenir sur les paroles prophétiques de ce temps. Je voudrais les partager avec vous ce soir. Depuis 50 ans nous assistons à un courant de grâce mais l’appel du Seigneur est d’aller plus en profondeur. Il demande une réponse. Nous devons abandonner certaines choses pour nous permettre de voyager plus léger. Nous avons aussi les pieds au fond de la piscine et nous devons nous abandonner pour nager dans l’eau de la vie. Parfois, Dieu nous demande de nous repentir ou d’éloigner les obstacles qui nous empêchent de recevoir l’Esprit-Saint. Le temps de ce jubilé nous invite à être ouverts aux nouvelles choses de l’Esprit et à ses surprise. Lors de la préparation de ce jubilé, pendant les temps de prière, nous demandions à Dieu de nous parler et souvent les mêmes mots me revenaient. Une des paroles reçues se trouve dans le psaume 24, 7 : « Portes, levez les frontons ! Élevez-vous portails antiques ! Qu’il entre le Roi de gloire ». Nous sommes invités à élargir nos perspectives. Nous devons permettre aux Roi de gloire d’entrer dans nos vies de manière plus visible pour le monde. Alors que nous priions, un homme est venu dans la salle ; il ne voulait pas nous déranger et s’est dirigé vers la chapelle. Elle avait une grande porte en bois qui était fermée. Il a essayé de l’ouvrir. En vain. Il a donc commencé à prier sur une chaise hors de la chapelle. Mais après un certain temps il a entendu un bruit. La porte s’est ouverte. Il s’est dit qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur, mais il n’a vu personne. Il s’est alors dit qu’il y avait peut-être eu un courant d’air. Mais les fenêtres étaient fermées ! C’était une illustration de cette parole. Le temps est venu où le Seigneur ouvrira les anciennes portes. Comme il est écrit au chapitre 3,8 de l’Apocalypse : « Voici, j’ai placé devant toi une porte ouverte que nul ne peut fermer. ». Nous devons donc être attentifs et écouter l’Esprit-Saint. Si la porte s’ouvre, nous devons entrer et pas seulement regarder. Il y a urgence car nous ne savons pas combien de temps cette porte sera ouverte. Ne laissons pas passer le moment de l’Esprit Saint.

Dans l’histoire du Renouveau un certain nombre de paroles prophétiques ont une signification particulière. L’une remonte à 1975. Elle a été prononcée en la présence du Pape place Saint-Pierre. Quelques-unes de ces prophéties ont déjà été réalisées, notamment celle-ci dont je vous livre quelques extraits : « Je vais vous préparer pour ce qui va arriver ; des jours d’obscurité vont venir sur le monde, des jours de jugement et de tribulations. Des immeubles qui sont actuellement debout ne le seront plus. » Cette prophétie a été donnée par Ralph Martin, un Américain. On m’a dit que lorsqu’il y a eu l’attaque terroriste sur les deux tours de New York qui se sont écroulées, ils se sont souvenus de cette parole. « Je vais vous arracher de toutes les choses dont vous êtes dépendants de façon à ce que vous ne dépendiez plus que de moi. » Nous avons vu cela arriver aussi. Regardons simplement dans notre propre vie, dans nos églises. Il s’y est produit une purification et des arrachements. La prophétie continue :
« un temps d’obscurité arrive sur le monde, mais un temps de gloire arrive pour mon Eglise, un temps de gloire arrive pour mon peuple. Je vais déverser sur vous tous les dons de mon Esprit. Je vais vous préparer pour un temps d’évangélisation que le monde n’a pas encore vu.» Dieu a déversé son Esprit pour nous préparer. Mais à quoi ? Le monde est en train de mourir et a besoin d’une parole de vie. C’est un désert qui a besoin d’eau.

Nous avons aussi reçu une parole dix ans plus tard, en 1985 à Londres : « Je vais vous préparer pour un temps où les gens vont arriver en trébuchant dans les églises. » Je pense que nous vivons dans ce temps. Des gens se retrouvent dans l’église sans en avoir eu l’intention. Un jour j’ai rencontré à Londres un jeune homme qui était devenu catholique. Je lui ai demandé comment. Il m’a dit qu’il ne cherchait rien, mais qu’un jour, alors qu’il attendait une réunion professionnelle, il se mit à pleuvoir très fort. Il a trouvé un abri dans une église où était exposé le Saint Sacrement. Quand il est entré il s’est senti attiré par une lumière et il y est resté un certain temps au point qu’il a raté sa réunion. Dieu attire les gens à lui, les portes de l’église sont ouvertes. Une autre fois, j’ai donné une conférence dans un hôtel au États-Unis à propos de l’action de l’Esprit Saint. Le seul endroit où il était possible d’organiser l’effusion était le bar. Seule une petite partie était ouverte pour ceux qui désiraient prendre un verre. Une dame qui avait un peu trop bu est entrée. Lorsqu’on a prié sur des personnes, elle s’est avancée . Elle est revenue le jour suivant, sobre, et elle a voulu partagé ce qui lui était arrivé. Lorsqu’on prie sur les gens il y a toujours des choses qui se passent. Des gens qui ne cherchent pas trouvent Jésus parce que les portes sont ouvertes et que l’Esprit de Dieu est à l’œuvre.

Le jour de la Pentecôte à Rome nous avons entendu de paroles prophétiques au Circus Maximus. Elles nous concernaient. Plus de 50.000 personnes étaient présentes. À l’occasion du jubilé nous avons demandé une double portion de son Esprit Saint comme Élisée l’avait demandé à Elie. Que ce jubilé ne soit pas seulement une célébration pour nous mais pour le monde entier.

Le Seigneur nous demande « avez-vous soif ? » Nous avons entendu cela ce soir car le monde est sec ; il est un désert. Mais mon eau coule sur vous, sur l’Eglise et sur le monde. Parfois, l’Esprit Saint est très spécifique. Le Seigneur prend la parole au bon moment. Dans la Bible, il est écrit que la pluie d’automne aide les plantes à grandir, mais que la pluie de printemps est pour la moisson ;.(Dt 11,14). Je pense que pendant 50 ans, nous avons reçu une pluie d’automne qui nous a rafraîchi et que nous a fait grandir. Mais maintenant c’est la pluie de printemps qui va nous apporter la moisson. Lors de ce rassemblement, le pape a prié pour une nouvelle Pentecôte et une nouvelle effusion de l’Esprit. Il est très humble ; il était là avec des pentecôtistes et des évangélistes et il était assis sur une chaise ordinaire entre deux femmes.

À ce moment-là une parole prophétique a été prononcée. Il fallait beaucoup d’audace pour oser livrer une telle parole en présence Pape et de 50.000 personnes. Mais quand la parole est sur nos lèvres et le feu dans notre cœur, nous devons bouger. Voici cette parole : « Levez vos yeux et voyez que les champs sont blancs pour la récolte. Si vous m’obéissez et si vous obéissez à l’élan de l’Esprit Saint, vous verrez beaucoup plus que vous ne pouvez imaginer. Vous verrez la puissance de l’Esprit Saint descendre sur toute l’humanité. Mais j’ai besoin de votre obéissance, de votre docilité et de votre foi. Et vous verrez des merveilles. Des choses qui vont vous étonner et vous surprendre, bien plus que ce que vous ne pouvez demander ou imaginer pour la gloire de mon nom ».

Avez-vous soif ? Voulez-vous une double portion, non seulement pour vous mais pour le monde. Cela vous permettra de passer les portes et de marcher avec confiance pour laisser passer le Roi de gloire !

Après cet enseignement prophétique, de nombreuses personnes, invitées à rejoindre le Saint-Sacrement se pressent à genoux autour de l’autel et la soirée se termine par une très belle prière fervente en vue de recevoir une « double portion de l’Esprit Saint » à l’occasion de cette année jubilaire.

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Des photos du jour : Clic

Louange du matin animée par les jeunes

Bulletin de la 32ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique - Koekelberg
Numéro 4 : samedi 15 juillet 2017


Louange du matin animée par les jeunes

Comme la veille, la louange était animée par les jeunes. Par leurs chants, leur enthousiasme, leur fougue, ils appelaient l'assemblée à avoir dans le cœur la certitude que Jésus est « le rocher sur lequel nous pouvons nous appuyer ».

Dans leurs prières ils nous invitaient à nous abandonner au Seigneur, à lui faire confiance, à faire nôtre la parole d'un chant :« Notre seul désir est de t'appartenir » ou d'un autre :« Ma force et mon chant, c'est le Seigneur. Il est mon salut et mon rocher, ma citadelle ».

Les enfants de 4 à 6 ans avaient réalisé un beau panneau racontant l'histoire de Noé. Ensuite il nous ont interprété, mimé et dansé un petit chant :

Génération François premier

Il est venu de temps de se réveiller

Lève-toi et assume ta foi,

Car ton Dieu croit en toi.

Après la lecture de Sir 34,9-13, dans lequel il est dit que le Seigneur « relève le moral », Le père Marc Leroy, berger de la session, nous a invités à ne pas qui quitter la voie du Seigneur, en particulier lorsque l'épreuve nous fait mal. Il cita un papa dont en enterrait le petit garçon de deux mois : « Seigneur tu me l'as donné, aujourd'hui tu le reprends,. Merci Seigneur » . Marc commenta le deuxième membre de cette phrase. : « aujourd'hui, tu le prends près de toi ». Car Dieu n'envoie pas les épreuves mais il nous les donne comme un temps où nous pouvons savoir qu'il est avec nous,quoi qu'il advienne.

Enseignement du père Mba, de la Communauté des Béatitudes

Le P. Mba invite d'emblée l'assemblée a remercier Dieu pour sa présence et sa fidélité, pour son intimité entre l'humanité et le Christ. "Merci au Père pour le don de Jésus et l'alliance nouvelle tissée entre lui et Jésus, sang vivant que rien ne peut dissoudre et dans lequel tu as dit ton Amour. Père, nous invoquons ce sang pour nous, qu'il enivre notre Esprit de ta Présence !"

L'Esprit du Seigneur m'a consacré...

Cette thématique, nous pouvons nous l'appliquer à nous-mêmes car nous sommes consacrés à la gloire par la louange de Dieu, et cela à tous les échelons de la vie chrétienne. Ce n'est pas un écart de langage de se considérer comme "oints" du Seigneur. Le problème, c'est que bien souvent nous vivons en dehors de cette réalité de la foi. Or nous avons été consacrés dans les sacrements et sommes donc marqués par l'onction de Dieu dans le mystère du Christ.

Dans la Bible, l'huile est utilisée pour oindre des objets ou des personnes. Il s'agit d'un acte rituel par lequel le don de Dieu est transmis à une personne afin de la mettre en relation particulière avec Dieu et avec les hommes. Quand nous sommes oints, nous nous situons dans cette tradition biblique.

Il ne s'agit pas d'un langage métaphorique, c'est du concret, l'huile sur notre corps!  Par cette onction, les dons de Dieu nous sont distribués et notre être est établi dans une relation particulière avec Dieu.

Quand Jacob oint l'autel, c'est pour la rencontre avec Dieu : on approche les objets comme aptes à servir le Dieu vivant, établir avec Lui une transformation unique.

Cette relation  a une autre orientation, comme changer le rapport avec le monde des hommes, car l'objet ou la personne consacrée introduit Dieu dans le rapport des personnes ou des choses, Dieu qui change la nature des relations avec le monde profane. Nous sommes marqués par la relation particulière avec Dieu. Par le don de Dieu, nous pouvons avoir un rapport particulier avec le monde.

Dieu peut se réserver la liberté de visiter directement un cœur, une vie, pour l'établir dans une relation spéciale avec Lui.

Ces deux possibilités coexistent dans la Bible, comme dans l'histoire de la Foi : Dieu appelle directement et sans recourir à un intermédiaire humain.

Nous les chrétiens baptisés, sommes oints par Dieu et cette onction nous établit dans un rapport immédiat avec Lui. Cette onction reçue n'est pas une réalité lointaine, mais une promesse de grâces, car par elle, Dieu fait de nous des instruments de sa grâce.

Un objet consacré, une personne consacrée, le sont de manière durable, définitivement. Ce n'est pas une habilitation épisodique. Nous devons servir Dieu en permanence. En permanence, notre vie doit être ouverte à l'action de l'Esprit par la grâce de Dieu.

L'onction est aussi un instrument de puissance de transformation du cœur. Mais le problème c'est que nous considérons notre onction de manière épisodique et oublions la relation d'alliance d'amour entre Dieu et nous.

Si Dieu nous transforme, c'est en coopération avec nous. Nous avons à écouter les inspirations de la grâce, nous avons besoin d’être éduqués à l'action de l'Esprit saint. c'est un apprentissage qui se fait à l'école de la Vie chrétienne lors de tous les choix qui se présentent au cours de notre vie.

S'éduquer au discernement de la grâce comme instrument de la vie de Dieu entre en contradiction avec notre volonté d'indépendance, notre suffisance... nous cherchons Dieu quand tout va mal, quand nous sommes en difficulté, nous oublions de réfléchir à ce qui est en communion avec la volonté divine, nous comptons plus sur nous-mêmes que sur le secours de Dieu.

Par le baptême, le chrétien est établi prêtre, prophète et roi. Par le don de Dieu, nous sommes appelés à être Paroles vivantes de Dieu pour le monde et temples de Dieu partout.

Grâce et pouvoir de l'onction

L'homme qui a appris à laisser l'onction opérer en lui voit sa vie animée par l'Amour, car l'onction est lumière dans le cœur, intelligence de la puissance de l'Esprit-Saint.

Quand l'Esprit de Dieu active l'onction dans un corps, il le fait en terre de lumière, de connaissance. L'Esprit-Saint me permet d'accueillir en moi ce que l'Eglise nous enseigne, dilate mon cœur d'amour et de lumière. (Jean, ch 14, v. 26)

L'onction nous permet de nous approprier la parole du Christ. Sa mission grave en notre cœur la parole de Dieu. Ainsi petit à petit, notre vie change, se transforme. Notre rapport aux choses du monde se clarifie, chaque chose prenant sa vraie place sous le regard de Dieu. L'onction nous fait rentrer dans l'Esprit de connaissance du mystère du Christ. Le Christ va prendre corps dans notre mémoire, devient quelqu'un de vivant qui embaume nos souvenirs, notre monde intérieur. Le mystère de Dieu se fait expérience dans notre cœur. En travaillant notre cœur, l'Esprit nous donne une bonne odeur...

L'onction agit aussi comme une force, une puissance qui nous outille pour témoigner, vient au secours de notre faiblesse.

Le monde ne tourne pas rond.

Nous faisons constamment l'expérience de nos échecs. Changer l'état du monde est impossible. Devant ce constat d'échec, nous avons besoin d'une aide spéciale : la grâce. Car " si le Seigneur ne garde pas la ville, c'est en vain que veillent les veilleurs ", nous avons besoin de l'aide divine, du secours du Seigneur pour chacun d'entre nous.  (Zacharie ch 4, v. 16)

Sans l'onction dont nous avons besoin, nous faisons l'expérience de la disproportion à produire des changements dans le monde ou dans la vie des autres.

Lorsque nous apprenons à coopérer avec l'Esprit de Dieu, alors nous pouvons devenir des témoins, des instruments de l'Esprit de Dieu. (Jean, ch4, v.26-27)

L'onction s'accompagne de l'œuvre de puissance, nous permettant de communiquer efficacement le Salut de Dieu. Il faut savoir accueillir l'onction, prendre conscience que par le Baptême nous sommes oints avec un potentiel de grâces pour être des porteurs de paroles vivantes de Dieu afin que le Royaume s'établisse.

Cette prise de conscience doit se faire à côté de la repentance : nous demandons pardon à Dieu.

Foi dans le don de Dieu.

Foi dans la provision de grâces que Dieu a prévues pour nous. Car Dieu envoie et donne les moyens de la mission. C'est la foi qui libère ces provisions, la foi qui fait que nous nous approprions les dons de Dieu. La foi ,c'est la garantie de notre droit à cette provision de grâces. elle n'est pas une démarche facile, mais elle est suffisante pour libérer l'action de Dieu.

Enfin, pour terminer, le P. Mba a appelé l’assemblée à demander au Seigneur que cette session la fasse grandir dans la manifestation de la puissance de Dieu en faisant de nous des instruments de sa grâce, ce dont le monde a bien besoin !

Eucharistie présidée par Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

Lectures : Le pardon de Joseph à ses frères (Gn 49,29-33;50,15-26aà ; Ne craignez pas cdeux qui tuent le corps, mais celui qui peut faire périr l’âme (Mt 10,24-33).

Le thème de cette journée est « L'Esprit du Seigneur est sur moi » (Jn 4,1). Il repose aussi sur chacun des disciples car ils sont protégés.

Chacun , aux yeux de Dieu, est une merveille. Nous sommes des merveilles issues de la création par notre corps. Nous le sommes aussi par notre âme qui est reflet en nous de la vie divine.

N'ayons donc pas le regard de dédain qu'a souvent le monde, mais que chaque chrétien voie l'autre comme son prochain quel qu'il soit, étranger, étrange, antipathique...

L'Esprit nous est donné pour nous envoyer en mission. L'Evangile du jour est extrait du discours d'envoi en mission des disciples. N'ayons donc pas peur de la mission car nous serons protégés. N’ayons pas peur de témoigner par notre vie et nos paroles.

Le pape François vient de publier un motu proprio dans lequel il reconnaît une troisième voie qui mène à la béatification à côté du martyr et de l'héroïcité de la pratique des vertus chrétiennes . C’est le fait de faire don de sa vie, non seulement à l'exemple du

P. Kolbe qui aurait donc pu être béatifié même s'il n'avait été exécuté, mais en ayant une vie donnée comme peut le faire, par exemple, un médecin dans un pays en guerre.

Marie a donné sa vie car l'Esprit saint est venu sur elle (Lc 1,35).Nous célébrons Jésus qui s'est donné et se donne dans l'Eucharistie. Il a dit « Faites ceci en mémoire de moi. », non seulement l'eucharistie mais le don de notre vie qu'elle signifie !

Atelier animé par Michel Gazon :

« L’Esprit souffle où il veut »

Michel Gazon est un des animateurs de Pray for Belgium qui rassemble des personnes qui ont à cœur de prier pour la Belgique. Il s’agit d’un groupement inter ecclésial. Lui-même tout en étant protestant préfère dire simplement qu’il est chrétien et membre de l’Eglise si l’on entend par là la grande communauté de tous ceux, quelle que soit leur Eglise, qui prie le Seigneur qui se révèle en Jésus-Christ.

« Mais comment prier pour notre nation ? » demande-t-il et quels sont les prérequis ? Pour lui ils ont au nombre de trois :

  • Avoir une relation intime avec le Seigneur

  • Être conscient de ce qu’est le combat spirituel

  • Suivre l’exemple de Néhémie

L’intimité avec le Seigneur

Pour illustrer l’importance de la relation intime avec le Seigneur, Michel Gazon s’est appuyé sur le psaume 27 que nous avons lu intégralement. Il débute par « Yahvé est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte, Yahvé est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je ? » Nous sommes donc d’emblée rassurés et cela nous en avons besoin car la peur si elle est une réaction normale, si elle nous obnubile, elle nous paralyse. Notre désir nous porte à vouloir habiter la maison du Seigneur, à « savourer la douceur de Yahvé »(v.4) Nous qui sommes appelés à des combats, nous savons que Dieu ne nous abandonne pas, qu’il nous « conduit sur un chemin de droiture » (ou un « chemin uni »). Il se conclut, nous le chantons, par « Je le crois, je verrai la bonté du Yahvé, sur la terre des vivants. Espère en Yahvé, prends cœur et prends courage, espère en Yahvé. » (v.14). Lorsque l’on est ainsi en cœur à cœur avec le Seigneur, on peut savoir ce qu’il a comme projets pour la Belgique.

Le combat spirituel

Notre animateur nous propose de méditer Ep 6,10-12. On y lit : « revêtez l’armure de Dieu, pour pouvoir résister aux manœuvres du diable. Car ce n’est pas contre des adversaires de chair et de sang que nous avons à lutter, mais contre les principautés, contre les Puissances … des ténèbres. » (v.11-12). Nous ne combattons donc pas des êtres humains mais contre des influences ou des esprits impurs.

Ce combat se mène sur quatre terrains :

  • La vie de tous les jours car l’homme nouveau que nous devenons dans le Christ est en lutte avec le vieil homme

  • L’Eglise car elle est travaillée par des divisions, des dissensions

  • Nos pensées car nous sommes appelés à faire « toute pensée captive pour l’amener à obéir au Christ » (2 Co 10,5) c’est-à-dire que nous disciplinons nos pensées afin qu’elles soient simplement en accord avec celles de Dieu.

  • La prière car c’est en elle que l’on trouve la force de vaincre sur les autres terrains.

Notre état d’esprit au combat spirituel ne doit pas être celui du monde : c’est au nom de Jésus qu’on affronte les puissances des ténèbres non en notre propre nom. Nous le pouvons et le devons car, dans la foi, nous savons que Jésus, mort et ressuscité, est déjà vainqueur (cf. Col 2,15), et que donc nous avons, au moins en espérance, déjà la victoire. Ici encore si nous luttons dans cet esprit le Seigneur nous fera voir ce qu’il désire pour notre pays.

Néhémie

Nous avons parcouru avec Michel Gazon les deux premiers chapitres du livre de Néhémie. Le premier décrit la qualité de sa relation avec Yahvé : « Ah !, que ton oreille se fasse attentive à la prière de ton serviteur … je t’en supplie, accorde maintenant le succès à ton serviteur … » (1, 11). La situation qu’il doit affronter est grave, après l’Exode, la Palestine est désolée : Néhémie désirait y retourner car il y régnait « grande détresse » et « confusion, il y a des brèches dans le rempart de Jérusalem et ses portes ont été incendiées. » (v.3)

Inspiré par la connaissance de la situation qu’avait Néhémie et par son choix de porter le fardeau de cette désolation, Michel Gazon nous fit remarquer que si on veut prier et jeûner pour son pays , il faut en connaître la situation. Il précisa que nous devions nous poser quelques questions à propos de la Belgique : quel est notre fardeau pour la Belgique, quelle est notre réaction quant à la place de Jésus et de l’Eglise dans la Belgique qui évolue, avons-nous déjà, dans la prière vu ou entrevu des choses pour notre pays ?

La lecture du second chapitre nous montre Néhémie qui s’est mis à l’œuvre sous la conduite du « Dieu du ciel » : « Venez ! reconstruisons le rempart de Jérusalem, et nous ne serons plus insultés. … C’est le dieu du ciel qui nous fera réussir. Nous ses serviteurs, nous allons nous mettre à construire. » (2, 17,20) Voilà la tâche à laquelle nous devons aspirer.

Réflexion faite, Michel Gazon ayant lui-même indiqué que l’on pouvait prier pour sa ville ou pour sa famille, son analyse peut s’appliquer à toutes les luttes que nous avons à mener, intérieures et extérieures, personnelles ou communautaires. Toutes devraient être menées à partir de notre intimité avec le Seigneur, dans la prière, avec le souci d’être en d’être en cœur à cœur avec Lui.

Soirée de prière pour l’effusion de l’Esprit-Saint

La louange est introduite par le père Marc Leroy, berger de la session qui exhorte l’assemblée à « ne pas oublier de louer le Seigneur jusqu'à l'année suivante ! »

Alberto Maalouf, un habitué de la session Renouveau en Belgique, s'approche du micro. D’origine libanaise, il a 29 ans et vient de France, fondateur de la Communauté Notre-Dame Mère de Lumière qui soutient les pauvres et les SDF. Médecin et urgentistes depuis 2 ans en hôpital, il confie avoir lancé un cri à Dieu il y a 10 ans, "et c'est Jésus qui est venu me chercher plus que moi je ne le cherchais. "

Alberto invoque l'Esprit saint pour que Jésus fasse de nous des êtres d'amour. "La bonne nouvelle, continue-t-il, c'est que ce soir, nous allons l'invoquer et il va venir. Nous allons recevoir l'Esprit saint et autre chose....il n'y a qu'à se laisser conduire par lui. Mais, prévient-il, souvent, nous ne laissons pas agir en nous l'Esprit que nous recevons. (Galates, 5, v. 16) " Je vous le dis : marchez sous la conduite de l’Esprit Saint. »

Dans ma chambre un soir alors que je voulais prier pour l'adoration, je m'endors et reçois une vision que je vous livre ce soir. Le Seigneur m'a montré un cœur, ce n'était pas son cœur, ni le mien, mais les vôtres, dans cette Basilique du Sacré-Cœur...et je voyais ce cœur qui ne redonnait pas l'amour reçu, un cœur qui ne battait plus. Le chrétien qui ne donne pas l'amour de Dieu qu'il a reçu, qui ne donne pas l'Esprit de Dieu, c'est un chrétien mort ! Jésus m'a alors montré son cœur : un cœur vivant. Mais les chrétiens ont peur, ils ont peur des ténèbres, alors que le cœur de Jésus bat en eux. Nous avons peur parce que nous n'aimons plus, alors nous ne recevons plus.

La clé de ce soir, continue Alberto, c'est que ce cœur se contracte et enfle de tout ce que Jésus nous donne. La Parole de Jésus donne un esprit d'amour. Jésus est le seul à pouvoir nous rendre dociles à cet amour. Il est temps que nous ne résistions plus à l'Esprit saint dans nos vies !

Le Seigneur m'a donné une Parole pour ce soir, un signe visible: il guérira plusieurs personnes qui souffrent du cou. "Au nom de Jésus, puissent-ils être guéris ! Père saint envoie sur moi l'Esprit saint." "Levez les mains, appelle Alberto, ceux qui ont été guéris ou qui ont ressenti un signe de chaleur dans le cou !" plusieurs mains se lèvent.

Êtes-vous heureux, demande Alberto. Je vous lance un défi chrétien. Qui est prêt à relever le défi sans savoir ce que c'est ? Il s'agit d'une neuvaine, 9 jours de prière pour invoquer l'Esprit saint.

Par Notre-Dame de Fatima, nous allons recevoir des grâces merveilleuses. Un appel est lancé à renouveler les vœux de notre baptême devant notre Mère à tous.

Démarche d’effusion de l’Esprit

Chacun est ensuite invité à se rendre auprès de priants pour reçevoir la grâce de l’effusion de l’Esprit-Saint. De nombreuses « paroles de connaissances » annonçant des guérisons sont données dont plusieurs seront confirmées lors des témoignages du dimanche matin.

A la fin de la soirée, tous les participants sont invités à se réunir autour de l’autel. Tout à coup, au milieu des chants de louange et d’action de grâce, un ballon suspendu au plafond éclate répandant une pluie de petits papiers l’assemblée. Chacun est invité à en ramasser un, à le donner à son voisin et à lui transmettre ainsi une parole à accueillir et à méditer

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Photos du Jour : Clic

Bulletin de la 32ème session du
Renouveau charismatique francophone de Belgique
Koekelberg Numéro 5 : dimanche 16 juillet 2017




Louange et témoignages

La louange est animée par les jeunes. C’est vraiment beau de voir ces jeunes exprimer spontanément leur louange, de les voir louer Dieu par le chant et la danse. Ils nous invitent à faire vraiment du Seigneur notre Rocher : « Jesus is the Rock… that doesn’t roll… ! ». Ils nous invitent aussi à montrer notre louange et notre foi au monde, à montrer que nous sommes heureux en Jésus Christ !Nous avons même droit à un « Flash Mob » pour le Seigneur !Tous ensemble, nous chantons également « Je suis dans la joie, une joie immense… » et cette joie habite vraiment toute l’assemblée, tous les visages sont tellement souriants !

Viennent alors quelques témoignages

  • Serge témoigne que malgré une famille chrétienne, il n’avait jamais été touché, eu de « signe » du Seigneur, alors il en a demandé un… Lors de la soirée de Réconciliation, Alberto Maalouf a prié pour les gens qui avaient des maux de genoux, ce qui était son cas, puis Alberto a prié spécifiquement pour lui, lui a demandé de se mettre à genoux, et il a constaté qu’il n’avait plus mal ! Il est venu témoigner pour dire merci à Dieu avec toute l’assemblée !


  • Une jeune fille, dont la famille n’était pas croyante, vient nous raconter qu’elle a vécu récemment des épisodes difficiles, avec notamment l’annonce d’une opération. Elle avait entendu une voix qui la rassurait… Puis il y eu le décès d’une amie d’enfance… Elle est venue à la session, c’était dur à vivre, puis elle a compris qu’elle pouvait exprimer ses émotions, pleurer, qu’elle se sentait soutenue… Elle se sentait libérée, au point de venir témoigner devant toute l’assemblée (alors qu’elle était très timide), que cela lui faisait du bien de témoigner. Elle termine avec un « Merci et gloire à Dieu ! »

  • Nadia est née au Chili, mais a été abandonnée, puis adoptée à 6 ans par une famille belge chrétienne. Sa maman adoptive meurt quand elle a 12 ans. Elle s’est mise en colère contre le Seigneur, a vécu sa vie hors de l’Eglise. Elle se marie, mais son époux sombre dans l’alcoolisme. C’est très dur, elle est écrasée, détruite. Le Seigneur vient alors la rechercher, elle sent sa présence, Il lui montre l’état de son âme, ses péchés, ses manques d’amour… Un jour elle reçu la Parole en Ezéchiel 16, 4-10 « qui racontait sa vie »… Elle témoigne que le Seigneur lui a « redonné la vie » plusieurs fois, et même la vie éternelle. A la session elle a encore reçu une parole confirmant l’œuvre du Seigneur en elle, l’invitant à « prendre sa place » !

  • Caroline a été appelée avec d’autres pour faire la traduction des interventions de Michelle Moran, mais s’en sentait incapable… et pourtant c’est elle que Michelle a choisie… Elle a reçu 2 cadeaux du Seigneur. D’abord, alors qu’elle a peur de parler devant une foule, ses lunettes ont été cassées, et donc elle ne voyait pas la foule… Et puis lors de la prière « pour recevoir une double part de l’Esprit Saint », vendredi soir, elle a senti comme un flot qui l’a traversée, puis a vu l’image d’un flot d’eau vive qui venait du chœur, descendait les marches, passait la grande porte ouverte, filait partout dans les rues et touchait beaucoup de cœurs… !

  • Sylvie est arrivée vendredi avec quelques craintes, mais a vite compris qu’elle pouvait faire confiance au Seigneur, qui le lui a d’ailleurs confirmé par la parole reçue lors de la prière d’effusion de l’Esprit : « Je t’aime et en toi je remets toute ma confiance ». Puis elle témoigne : « Je souffrais de phlébite, j’ai prié mais j’avais toujours mal. Quand Alberto a dit que le Seigneur guérissait des problèmes de jambes, j’ai constaté que j’avais toujours mal, je me suis dite que ce n’était pas pour moi, mais quelques minutes plus tard, j’ai bougé et je n’avais plus mal ! Je rends grâce au Seigneur ! »

  • Le témoignage d'une maman africaine appelée par P. Marc à venir s’exprimer au micro, ferme la louange de ce dimanche matin. Elle témoigne avoir ressenti la veille de fortes douleurs et malaise au cours de l'atelier de l'après-midi. Elle a dû se retirer à plusieurs reprises, souffrant et pleurant, s'en est ouverte à un binôme d'écoute-prière. Elle a fini par entendre une voix qui lui soufflait d'aller prier. "À la fin je me suis retrouvée dans la salle, je me suis redressée fermement et j'ai commencé à sauter et danser comme tout le monde, un message est sorti et j'ai pleuré : une dame était guérie

Nous reprenons la louange… « Seigneur, Tu as rechargé nos batteries, Tu nous as « reboostés ! » Quelques paroles des chants : « Seigneur Jésus, en Te voyant, nous retrouvons la force de vivre… En ta présence, nos craintes s’enfuient… ».

Eucharistie présidée par le cardinal Jozef De Kesel,


archevêque de Malines-Bruxelles

Entouré de Mgr Kockerols, son évêque auxiliaire pour Bruxelles, du Recteur de la basilique, Mgr Herman Cosijns, du berger de la session, le Père Marc, des prêtres et des diacres, le cardinal s'est réjoui avec l'assemblée de rendre grâce pour les 50 ans du Renouveau. Il a ensuite appelé tous les chrétiens à s'unir aux chrétiens du monde entier autour de la Parabole du Semeur comme autant de raisons de se réjouir et de rendre grâce.

Dans son homélie, le cardinal a mis l'accent sur la Parole de Dieu et l'écoute de sa Parole. Il a fait ressortir des lectures entendues (Isaïe 55,10-11 et Romains 8,18-23, Ev. Matthieu 13,1-9) que Dieu ne parle jamais en vain. Sa Parole doit tomber dans une bonne terre sinon elle ne portera pas de fruit. La fécondité de sa Parole n'est possible que par l'action de l´Esprit. Nous sommes invités à méditer la Parole de Dieu, qui nécessite l'œuvre de l'esprit.

Dans l'Evangile de Jean, il est dit qu'on n'a jamais vu Dieu. Il faut comprendre que Dieu s'est fait connaître parce qu’il a parlé, à la différence des autres dieux qui ont une bouche mais ne parlent pas. Le vrai Dieu parle, cherche le contact avec nous pour se faire connaître. Il n'est pas indifférent, mais au contraire recherche l'amitié, communie, c'est un Dieu de l'alliance. Nous ignorons pourquoi nous lui sommes si chers …

Telle est la bonne nouvelle annoncée au monde entier : Il est venu à nous pour toujours pour nous dire qu'Il nous aime, nous sommes connus et aimés de Lui infiniment. S’Il entre en communion avec nous, c'est pour être connu et aimé de nous, voilà pourquoi il parle encore et toujours.

Celui qui parle veut aussi être écouté. La foi en Lui naît de l'écoute de sa Parole car Il ne parle que dans l'écoute. Or nous ne savons pas toujours écouter. Pour bien écouter, il faut beaucoup d'attention, de silence, de temps. Cela est vrai pour les hommes et d'autant plus quand il s'agit de la Parole de Dieu. Rappelons-nous son premier commandement "Écoute Israël ". Il ne s’agit pas d’informations qu'Il voudrait nous donner, mais de nous dire ce qu'il a sur le cœur : Il nous aime, c'est toujours une Parole d'amour.

Écouter sa Parole demande du temps, de la délicatesse. Si on n'écoute pas vraiment, on ne comprendra pas. Il n'y a pas d'autre chemin de la foi que cette écoute attentive, délicate.  Sa Parole, on la trouve dans l'Ecriture. Par sa Parole, Dieu a partagé sa condition d'homme. Qui ne connaît pas l'Ecriture, ne connaît pas le Christ. L'écouter c'est Lui ouvrir son cœur. La lecture de l'Ecriture, est l'origine et l'âme de la prière. Une telle écoute demande un discernement : qu'attend-Il de nous ? de son Eglise?

À travers la Parabole du semeur, on comprend que lorsqu'on est vraiment à l'écoute, on s'y engage de tout son être. C'est ce que le Seigneur nous demande aujourd'hui, c'est notre responsabilité : lui procurer une bonne terre pour ce qu'il sème en nos cœurs.

Personne ne le connaît, Dieu lui-même ouvre notre cœur, c'est l'Esprit de Dieu qui prie en nous. L'ouverture à Dieu demande une grande disponibilité et de l'humilité.

Le cardinal demande alors 2 choses à l'occasion des 50 ans du Renouveau :

1 - Dans notre vie spirituelle, d’accorder une grande importance à l'écoute et à la lecture de la Parole de Dieu afin de discerner ce qu'il nous demande, en évitant de s'éloigner de ce qu'Il dit dans l'Ecriture. (Ne pas méconnaître l'Ecriture)

2- L'Ecriture n'est pas enfermée dans la Bible, mais devient Parole vivante : ce n'est pas la lettre mais l'esprit qui la fait vivre. Le récit des disciples d'Emmaüs, Luc 24, 32 «Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route, et qu’il nous faisait comprendre les Écritures ? », nous fait comprendre que le Christ, la Parole de Dieu et l'Esprit travaillent toujours ensemble, ils sont la révélation de Dieu au monde.

Je vous fais cette demande en ce 50e anniversaire : s'ouvrir à la Parole, la rencontrer et savoir que c'est l'Esprit qui fait brûler notre cœur, et Il continuera de brûler jusqu'à la fin, j'en suis sûr.

L'assemblée prie pour le Cardinal, Mgr Kockerosl et Mgr Cosijns qui s'agenouillent dans le choeur.

Avant de conclure cette messe festive, l'assemblée est invitée par le P. Marc à quitter la basilique par la Porte royale pour boire l'apéro de l'anniversaire. Les applaudissements pleuvent sur les évêques présents, le Seigneur qu'il faut applaudir par-dessus tout, mais aussi la jeune Astrid qui monte les marches debout sur ses deux jambes, sans l'aide de ses béquilles qu'elle tient à la main. La jeune fille remercie publiquement le Seigneur de Lui avoir donné la grâce de la marche avant de partir au Liban à la fin de la semaine.

Enfin, comme au début de son homélie, le cardinal rappelle l'une des plus belles prières du missel romain " Dieu qui montres aux égarés la lumière de ta vérité pour qu’ils puissent reprendre le bon chemin, donne à tous ceux qui se déclarent chrétiens de rejeter ce qui est indigne de ce nom et de rechercher ce qui lui fait honneur. "

Envoi par Jean-Luc Moens de la Communauté de l’Emmanuel

J’ai été touché pendant cette session, en vous observant : Dieu vous aime, vous êtes beaux, même si vous n’êtes pas tous jeunes, vous êtes beaux dans le Seigneur ! Et nous avons vécu un moment important : Michelle Moran nous a dit que des portes vont s’ouvrir et je suis convaincu que cela va être le cas !

J’ai vécu 13 ans à Rome. Tous les papes ont toujours soutenu le Renouveau Charismatique, depuis « Le Renouveau est une chance pour l’Eglise » de Paul VI. Jean-Paul II nous a accueilli un paquet de fois, Benoît XVI a parlé des surprises de l’Esprit Saint, et maintenant c’est encore plus incroyable : le pape François a reçu l’effusion de l’Esprit lors du jubilé à Rome. C’est le premier pape qui fait partie du Renouveau Charismatique. Quand il parle du Renouveau, il dit « nous »… C’est un tournant. Nous fêtons les 50 ans du Renouveau, mais ce n’est qu’un début !

Une petite histoire : le pape avait invité des pasteurs évangéliques pour le jubilé et certains d’entre eux ont, parmi d’autres, prié pour lui pour cette effusion de l’Esprit. Le pape a un cœur œcuménique, il a rappelé que le Renouveau avait l’œcuménisme dans son ADN… J’ai mangé avec 3 de ces pasteurs évangéliques et ensuite on avait rendez-vous avec le pape à la « porte de bronze », qui mène aux appartements du pape. Quand j’ai dit cela, un pasteur est devenu « vert » et je me suis demandé si j’avais fait une bêtise, mais il a expliqué qu’il avait reçu peu de temps auparavant une Parole d’Isaïe « Je marcherai devant toi, j’aplanirai les chemins difficiles ; je briserai les portes de bronze et mettrai en pièces les verrous de fer. » (Is 45, 2) Il a dit à sa femme : « Dieu va ouvrir pour moi les portes de bronze », mais « je ne savais pas que les portes de bronze conduisaient chez le pape ! »

Nous sommes dans un temps nouveau. Nous venons de vivre une nouvelle Pentecôte, nous avons reçu « une double part » de l’Esprit Saint, mais il n’y a pas de Pentecôte sans mission ! Mais quelle va être notre mission ?

Lorsque Dieu choisit quelqu’un, ce n’est jamais rien que pour lui, mais aussi pour les autres. C’est le mystère de l’élection ! Quand Dieu choisit Abraham, c’est pour susciter un peuple où viendra le Sauveur. Quand Dieu choisit Moïse, c’est pour libérer son peuple d’Egypte. Quand Dieu choisit Marie, c’est pour nous, pour nous donner Jésus. Quand Dieu choisit 12 apôtres, c’est aussi pour nous ! C’est aussi le cas des saints. Quand Dieu suscite un saint, c’est toujours pour les autres. François d’Assise : « Va, et reconstruis mon Eglise ». Et il a participé à la reconstruction de l’Eglise du XIIème siècle. Comme j’ai vécu à Rome, j’ai été particulièrement touché par les saints de la Renaissance, au moment difficile du schisme du protestantisme. Il n’y a jamais eu autant de saints à Rome qu’à ce moment difficile de l’histoire de l’Eglise, autour du Concile de Trente : St Ignace de Loyola, St Philippe Néri, St Camille de Lellis, St Joseph de Calasanz, etc… Tous ont été suscités pour le bien de l’Eglise. Les saints sont la réponse de Dieu à la crise des temps !

Si vous êtes là aujourd’hui, c’est parce que vous avez été choisis ! (même si c’est vous qui avez décidé de venir). Choisis par Dieu pour entrer dans le Renouveau, pour être ici à Koekelberg. Dieu a un plan sur vous. Il faut le croire. Jésus vous dit, comme à Sylvie ce matin : « J’ai confiance en toi ! » et aussi « Je t’appelle à la sainteté ! ». Vous avez été choisis pour ce courant de grâce, ce don de Dieu qu’est le Renouveau, chance pour l’Eglise ! Et c’est une aventure extraordinaire !

Je pense que notre mission, c’est de devenir des saints, rien de moins !On a entendu le Père Paul-Marie nous parler de l’onction, du baptême. Jean-Paul II, dans Novo Millenium Ineunte a dit ceci, au § 31 : « Demander à un catéchumène : « Veux-tu recevoir le baptême ? », signifie en même temps « veux-tu devenir saint ? » ».Voulez-vous devenir des saints ? (Large réponse de l’assemblée avec un grand : Oui !) Moi aussi ! C’est possible ! Pour toutes les générations !

L’Eglise a déjà repéré des gens du Renouveau et commencé des procès de canonisation. Comme le Père Tardiff, le fondateur de ma communauté Pierre Goursat, et bien d’autres. Les saints sont parmi nous ! Votre voisin sera peut-être canonisé !J’en ai connu certains, comme Pierre Goursat, ou un couple de Rwandais, Cyprien et Daphrose Rugamba. Je les admirais mais je n’imaginais pas qu’on ferait un procès pour eux. Souvent la sainteté nous est voilée. Cyprien criait tout le temps « Jésus est merveilleux ». Il avait un rayonnement d’évangélisateur extraordinaire. Daphrose a pardonné à son mari qui avait fait un enfant hors du mariage, et celui-ci vivait avec eux…On peut être normal et devenir saint ! La définition du saint du Cardinal Suenens : « le saint, c’est un chrétien normal ».

Donc, vous êtes appelés à devenir des saints, mais n’ayez pas peur ! Je vous invite à prendre cet appel au sérieux. Je vais vous donner le chemin : comment devenir un saint ? C’est simple, ça tient en un mot : Amour ! C’est tout ! C’est aimer, donner sa vie par amour ! Notre mission, c’est l’amour. « Aimez-vous comme Je vous ai aimés » !Voyez Sainte Thérèse : « ma vocation c’est l’amour ». Elle ramassait des bouts de papier, par amour… Ce n’est pas faire des grandes choses, mais de petites choses, tout au long de la journée. L’autre jour, j’ai été avec ma petite fille au bac à sable, jouer avec elle dans le bac à sable, car elle était encore un peu petite pour faire des choses par elle-même… C’était seulement de l’amour, être vraiment là pour elle… Aimer dans les petites choses… !Nous avons reçu l’effusion de l’Esprit, et l’Esprit c’est l’Esprit d’amour ! Alors, aimons ! Sinon notre effusion ne vaut rien !

Il y a un danger : c’est de vouloir devenir saint à moi tout seul… Non, nous sommes un peuple ! Nous serons saints ensemble ! C’est cela que le Seigneur nous demande ! On a besoin de nos frères et sœurs. Je vais vous le montrer. (Il prend alors un homme de chaque côté de lui, puis une femme a chaque extrémité, ils se tiennent solidement, puis fléchit les jambes : les autres le soutiennent !). Si je tombe, si je pèche, mes frères me soutiennent ! Etre saint c’est avec et pour les autres ! C’est sauver le monde ! En aimant et en priant, tous les jours, avec la Parole ! Lénine a dit que s’il y avait eu 7 saints comme François d’Assise en Russie, la Révolution d’Octobre aurait été impossible ! Si vous tous vous devenez des saints, voyez ce que deviendrait la Belgique !

Un dernier moyen pour devenir saint, c’est d’évangéliser ! Souvent je me demande : que deviendront les pécheurs ? Seigneur, toutes ces personnes que je vois avec une tête jusque par terre, comment vas-tu les sauver ? Si nous devons les aimer, il nous faut les évangéliser ! N’ayez pas peur ! Je vais vous parler des charismes, car je vous ai dit qu’il n’y avait pas de Pentecôte sans mission, mais il n’y a pas de mission sans Pentecôte. Si vous partez, vous allez faire l’expérience de la présence de l’Esprit Saint. Le pape a dit : « je veux une église qui sorte ! Sortez ! » . Et si vous sortez, faites confiance à l’Esprit Saint ! (Il nous a alors donné quelques exemples de personnes ayant fait confiance à l’Esprit Saint).

N’ayons pas peur car Dieu passe même par nos pauvretés. Il aime les pauvres, Il les choisit. Voyez le sacre du petit gringalet David… Dieu nous a choisis en nous connaissant de A à Z, Il connaît nos faiblesses… Si vous le voulez, je vous invite à dire à ma suite la prière suivante : « Seigneur, je te rends grâce pour ton amour pour moi, Tu me connais, Tu me connais depuis bien avant ma naissance, et Tu m’as choisi. Seigneur, j’accepte ce choix que Tu fais. Je ne veux pas me regarder moi-même, je veux Te regarder, Toi. Seigneur en me choisissant, Tu prends des risques, et donc j’attends tout de Toi. Je te demande, Seigneur, de brûler d’amour, je te demande de voir les plus petites occasions d’amour qui se présentent. Donne-moi d’aimer. Donne-moi ta sainteté. Sois Toi-même ma sainteté. Donne-moi des frères sur qui m’appuyer. Donne-moi des frères que je puisse aider. Seigneur, je T’offre aussi toutes mes peurs. J’ai confiance en Toi. Je crois aussi que Tu as confiance en moi. Seigneur, donne-moi ton feu. Amen »

Le Cardinal Suenens disait : « Nous devons être comme une étincelle dans une forêt assoiffée ». Marc Leroy ajoute : « Un saint, c’est une canaille dont Dieu s’occupe »…

Derniers témoignages et finale

Après avoir chanté « Purifie mon cœur… je n’ai qu’un désir, être saint… mis à part pour Toi et prêt à T’obéir… » nous écoutons encore quelques témoignages entrecoupés de refrains de louange…

  • Alice : Lors de la soirée de Réconciliation de jeudi, j’ai vécu une grâce de consolation ! Je m’étais mise devant le Seigneur et Lui avais parlé. Il a toujours été avec moi, mais il me manquait quelque chose. Je Lui ai demandé qu’Il me parle, et j’ai reçu le mot « violence ». Je ne comprenais pas et Lui ai demandé pourquoi ce mot. Il m’a ramené plus de 40 ans en arrière. Je n’ai pas pu faire le deuil de mon mari, j’ai subi la violence parce que je n’ai pas été reconnue dans ma souffrance, mais Lui m’a reconnue ! Il m’a libérée de ce poids. J’ai eu l’image d’un mur avec une grosse fissure, mais le Seigneur réparait la fissure, et le mur était tout beau. J’avais aussi l’impression que l’Eglise ne reconnaissait pas vraiment les veufs, mais le lendemain j’ai été à l’atelier du Père Marc (vivre sa vocation sous le regard de Dieu, dans le célibat non choisi) et là je me suis aussi sentie reconnue !

  • Isaïe (8 ans) nous parle de l’Eucharistie d’aujourd’hui : tout à l’heure quand j’ai pris le Corps du Christ, j’ai ressenti que Jésus était dans mon cœur, et alors j’étais dans la joie, et j’étais vraiment très content à ce moment-là !

  • Marie : ces derniers temps, j’étais interpellée par l’appel du pape et des prêtres sur l’importance de dire sa foi. Je n’arrivais plus à le faire comme dans le passé. Je continue une mission de prière dans l’invisible, mais il faut aussi du visible… Qu’est-ce qui s’est passé ? J’ai demandé au Seigneur de m’éclairer… En fait, un jour ma fille m’a dit « Tu me saoules, avec ta foi », et le Seigneur m’a montré que ce fut comme un couperet qui m’interdisait d’encore parler du Seigneur… J’ai eu la chance d’accueillir chez moi deux personnes de la session, dont une du service Ecoute-Prière, et je lui ai parlé de cela, lui demandant de prier le Seigneur pour qu’Il débloque ce qui était bloqué, pour que je puisse être canal de Sa voix, et que je sache parler quand Lui me le demande. Le lendemain matin, j’ai pris la prière du matin dans Magnificat, et il y avait le Psaume 80 avec cette phrase « Ouvre la bouche, moi je l’emplirai » qui me saute à la figure. L’après-midi, dans le sacrement de Réconciliation, le prêtre a fait une prière de délivrance par rapport à cette parole de ma fille, et il me donne cette Parole « Ouvre la bouche, moi je l’emplirai ». Quelle confirmation ! L’après-midi, je devais aller chez ma coiffeuse avant qu’elle ne parte en vacances, et je lui ai parlé de la session (elle est orthodoxe), du Renouveau qui est vraiment courant de grâce pour toute l’Eglise. On a eu un très bon partage, elle était ravie ! J’ai dit : Seigneur, c’est incroyable, je T’ai demandé cette grâce et Tu me l’as donnée. Je ne sais pas ce qui va se passer, c’est Lui qui sait, mais je veux vraiment me laisser conduire par Lui !

  • Gracia : Je suis mariée depuis 33 ans, j’ai 4 enfants et je suis grand-mère. J’avais demandé au Seigneur de ne jamais connaître le divorce, mais il y a 2 ans mon mari m’a maltraitée et jetée dehors. Ça m’a mise dans une situation de révolte et de dépression, je ne voulais plus me monter en public, par honte. Pour une femme africaine, le divorce est vraiment mal vu. Je n’arrivais pas à pardonner à mon mari. J’habite en France et n’avais pas prévu de venir ici, mais un ami m’a appelée et invitée. Nous avons décidé de jeûner pour que les grâces soient données dans cette session. Vendredi après la communion, j’ai reçu cette parole dans mon cœur : « Quand le propriétaire du domaine cultive son champ, il prépare la terre en enlevant les mauvaises herbes, pour avoir une bonne moisson plus tard ». J’ai compris que l’Esprit Saint disait de lâcher prise… Pendant l’effusion de l’Esprit, j’ai reçu : «  Dieu t’aime et maintenant Il a béni ton cœur brisé. Il a cassé les chaînes qui t’emprisonnent ». Cela m’a donné la grâce de pardonner à mon mari, et une grande joie a envahit mon cœur jusqu’à maintenant !

Le Père Marc annonce ensuite que Marie (de Fatima) va nous quitter. Tout le monde a reçu un foulard blanc et on a cette image impressionnante de toute l’assemblée qui agite ces foulards pour lui faire signe, comme on le fait à Fatima. « Merci aux frères et sœurs portugais qui nous l’ont prêtée ». Pour la remercier, nous chantons « Ave, Ave, Ave Maria » et quelques couplets pendant tout le temps de sa sortie.

Ensuite, nous nous donnons tous la main pour prier les uns pour les autres. Le Père Marc prie : « Viens Seigneur Jésus dans tous les petits moments de notre vie, aide-nous à y mettre de la prière, à croire que Tu nous donnes les mots qu’il faut pour être missionnaires. Et qu’un bon missionnaire est celui qui accepte sa vocation à la sainteté. Seigneur viens à notre aide. Donne-nous de vivre ce que nous avons compris là où nous serons à partir de ce soir, dans nos lieux de travail, dans nos familles, dans les lieux de vacances. Donne-nous d’être fidèles à ce que Tu nous as donné, que nous ne soyons pas comme des enfants gâtés qui marchent sur les cadeaux qu’ils ont reçus. Mais que nous puissions Te rendre grâce et en vivre chaque jour. Viens Seigneur Jésus ! »

Nous chantons alors « Viens Esprit de sainteté… » puis, de l’assemblée monte un long chant en langues… avant de réciter ensemble le Notre Père.

Notre berger reprend la parole pour dire qu’il n’est pas possible de dire « merci » à tout le monde, pour les 1000 services rendus. Mais tout cela était pour la gloire de Dieu. Merci à Lui ! Merci aussi parce que le budget de la session est bouclé. Il annonce qu’il y aura une session l’an prochain, mais que le lieu et les dates seront communiqués dès que possible.

Jean-Philippe lance encore des appels : à aider à tout remettre en ordre, à encore témoigner, notamment s’il y a eu d’autres guérisons physiques, et cela même s’il y a déjà eu beaucoup d’autres témoignages que ceux que nous avons pu écouter…

Et nous terminons avec le chant de cette session, avec des couplets en français, espagnol, néerlandais, swahili et traduction gestuelle : « Fais nous revenir… entends le cri de nos cœurs… nous proclamerons une année de bienfaits… »

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Dernière modification le Lundi, 24 Juillet 2017 20:41

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